La première partie du film est brillante, on suit ce jeune homme endetté et harcelé chaque nuit par des bruits mystérieux venus du plafond. Privé de sommeil, accusé à tort par ses voisins, il commence lentement à sombrer. C'est tendu, réaliste, et profondément anxiogène.
Le film ne se contente pas de créer du suspense, il inscrit aussi son récit dans une critique sociale acerbe. L’opposition entre propriétaires et locataires, la pression immobilière, le mépris de classe... tout est là.
Malheureusement, la 2e partie casse la suspension d'incrédulité, au lieu de maintenir cette tension psychologique, le film multiplie les rebondissements, les twists, les pistes complotistes et les thématiques, au point de saturer son récit.
Ce qui aurait pu être un climax devient un empilement laborieux d’idées, parfois maladroitement exécutées.
C'est vraiment dommage car c'est un thriller social pertinent, porté par une première moitié très solide et un propos engagé mais le dernier acte en fait clairement trop et le film s’effondre peu à peu sous le poids de ses propres ambitions.