Sorti tout récemment sur Netflix et réalisé par Kim Tae-joon, ce thriller sud-coréen donne plus envie sur le papier qu'à l'écran. Nous suivons ici les mésaventures de No Woo-seong qui s'engouffre dans une tonne de problèmes financiers en achetant un appartement au cœur de Séoul. Problème supplémentaire : ses voisins font beaucoup de bruit. Divisé en deux parties, le film donne surtout l'impression de pas savoir quelle direction prendre. Dans la première par exemple, nous avons la critique du mode de vie urbain avec ces gens endettés et entassés dans des tours construites à la va-vite vieillissant très mal. En même temps, on a cette source de bruit, devenant, au fil des nuits, un véritable cauchemar pour le héros, d'autant plus que tous les voisins l’accusent. Dans cette même partie, le héros tente de s'en sortir financièrement en investissant dans la bourse, arc que le réalisateur parvient à rendre très anxiogène avec une mise en scène particulièrement efficace qui bouscule un peu le spectateur. Dans la seconde partie, on rentre dans du thriller un peu plus classique qui laisse tomber la moitié des choses qu'il racontait dans la première partie. Enfin, ce que l'on croyait puisque tout se rejoint finalement dans une fin laborieuse remplie de twists qui n'en finit plus. Alors, au final, qu'est-ce que raconte vraiment "84 m2" ? Beaucoup de choses, trop de choses, ce qui donne un résultat très brouillon même si le regard acerbe porté sur la crise du logement mais également sur les classes sociales - les riches s'enrichissant et les pauvres s'appauvrissant - est intéressant.