Épilogue

Avis sur Avengers : Endgame

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Critique publiée par le

Cette critique est dédiée à la mémoire de Stan Lee (1922-2018) Un grand conteur d'histoires, et un homme encore plus grand.

Et me voilà. Après un an d'attente, assis dans cette salle bondée jusqu'aux marches entre les strapontins, entourés des sempiternelles beaufs toujours infoutus de faire la distinction entre une salle de cinéma, une garderie, et leur salon. Les pubs et les bandes-annonces se terminent, les lumières se tamisent. Pour paraphraser le bon docteur, on entre dans la phase finale...

SPOILER ALERT !!!

Pourquoi titrer cette critique ainsi ? Peut-être parce que l'épilogue se définit comme la dernière partie, la conclusion d’une œuvre (discours, roman, film, pièce théâtrale, etc.). Il désigne plus particulièrement au théâtre classique un discours récapitulatif à la fin de la pièce. C'est précisément la double fonction de ce Avengers : Endgame : conclure tout en récapitulant. Après une apothéose ; fallait oser...

Avengers : Infinity War : claque marvelesque de l'année dernière, appelait forcément un gros point de final épique au Marvel Cinematic Universe. Pari réussi au bout de ces trois heures ? Pour toutes celles et tous ceux qui comme moi sont spectateurs assidus de cette série de films, oui indubitablement.
Certes, les imperfections, incohérences (thème maudit du voyage dans le temps au cinéma...) et contradictions avec les films précédents (tous le monde n'a pas l'air de vieillir à la même vitesse dans la dimension quantique, pas vrai Janet Van Dyne aux longs cheveux blancs à la fin de Ant-Man & the Wasp ?) sont assez présentes. Certes, le traitement de certains personnages (Le fils d'Odin devenu le fils bâtard du Dude de The Big Lebowski et d'Aquaman du récent film DC du même nom ? No comment but with the smile) pourra en faire tiquer certains.

Pour autant, toutes les références, clins d'oeil & coups de pieds sous la table aux précédents films (& séries) font mouche ; à un niveau parfois limite (la scène de la pierre de l'Esprit) mais jamais gratuit style fan-service et parfois même magistralement orchestré (la redite de la scène de l'ascenseur de Captain America : The Winter Soldier). Même les têtes d'affiche les plus récentes comme Captain Marvel ont droit à des morceaux de bravoure, toujours esthétiquement et scénaristiquement ciselés. La marque de fabrique des films Marvel consistant à jongler en permanence entre des scènes à la puissance émotionnelle forte et les moments d'humour estampillés pop culture reference fait encore globalement bien son office ; on se surprendra même à rire nerveusement juste après de véritables moments de tragédie grecque (les détracteurs pourront donc encore s'en donner à coeur joie, oui..)

Parlant scènes à la puissance émotionnelle forte, tout comme le premier chapitre de cette guerre de l'Infini en regorgeait : ici, et bien que le but des héros soit bien évidemment de chercher à défaire ce que Thanos avait accompli, le caractère irréversible (et parfois insoutenable) de certains actes ne sera heureusement pas remis gratuitement en question ; en tout cas jamais sans facilité scénaristique ni deus ex machina téléphoné.
Et DIEU MERCI : on sait combien le thème du voyage dans le temps utilisé à mauvais escient (hein, Terminator : Genisys ?) aurait pu saborder toute la trame dramatique initiée il y a un an par Infinity War. Et je suis certain que, tout comme Retour Vers le Futur en son temps, d'ici quelques années on s'amusera à faire l'inventaire exhaustif de toutes les incohérences liées aux déplacements temporels des héros de ce Endgame.

Le film fonctionne, le spectateur fan l'acceptera ; le néophyte peut-être un peu plus difficilement s'il a zappé le visionnage de certains films précédents, tant les références pullulent.

Excelsior, pas vrai Stan ?

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