Vague à l'âme et mal de mer ---SPOILER---

Avis sur Chasing Mavericks

Avatar Weliany
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Chasing Mavericks c'est l'histoire vrai d'un surfeur qui est allé jusqu'au bout de ses rêves (comme le dirait notre JJG national).
Et comme la plupart des films sur un sport, c'est d'un pathétique navrant servis par moultes clichées, dialogues creux, retournements pastèques et acteurs peu convaincus et convaincants.
Pour commencer il y a le classique mentor qui ne veut pas devenir mentor mais qui en fait aime bien le gamin qui lui rappelle le fils qu'il n'a jamais eu.
- Non je ne veux pas t'entraîner, dit le mentor
- Mais euuuuh, dir le héros.
- Ok. Tu as 12 semaines, répond le mentor.
Been there done that.

Ensuite s'enchaîne toute une série d'initiations karaté kid, où le héros ne voit pas le rapport avec le but final (qui est de surfer la GROOOSSE vague mythique) mais qui au fur et à mesure ça l'aide quand même vachement quand il ira surfer la grosse vavague de la mort qui tue.
Franklin euh Jay apprend donc à compter sur ses doigts quand il est sous l'eau, à écrire des dissertations sur l'amour adolescent pour ensuite en faire une sur les changements de courants maritimes, à ramer, à faire des meubles de cuisine mais il ne sait toujours pas faire du vélo !

Chasing Mavericks se ramasse donc niveau clichés et en plus tente deux ou trois rebondissements pastèques comme le meilleur ami qui se retourne contre le héros sans aucune raison valable mais qui à la fin redevient son pote. Soit dit en passant le héros avait l'air de s'en battre la mousse de ne plus avoir de meilleur pote.
Nous avons aussi droit au grand méchant qui sert tellement à rien que quand tu le vois tu te demande "c'est qui lui déjà ?" mais qui visiblement énerve vachement le héros qui se retient de ne pas puncher un mur.
Et grand summum du vide scénaristique tellement classique : la fille des rêves du héros qui est vachement cool en privé mais qui le snob en public mais qui se meurt d'amour pour notre héros qui se morfond *vomit*

Donc nous avons droit à tout cet émerveillement de niaiserie jusqu'au final à base de :
- Oh mon dieu il va mourir, s'écrit la copine du héros (oui parce qu'entre 2 séances de coaching il a pu se la faire)
- Mais non t'inquiète je lui ai appris à compter sur ses doigts quand il est sous l'eau, répond le mentor qui est quand même vachement inquiet et que dans le doute il compte aussi sur ses doigts.

Evidemment notre jeune blond s'en sort indemne, surfe la grosse vavague en mode cowboy, devient célèbre, épouse l'amour de sa vie et lui jure fidélité (sérieux, c'est dit dans le film) et...meurt à 22 ans parce qu'il a fait de l'apnée libre et qu'il a oublié comment on comptait sur ses doigts v_v

Un autre truc qui m'a chiffonné mais qui n'est qu'anecdotique à ce niveau là c'est le côté tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil et porte un nom de californien trop branchouille. C'est parti pour la liste des noms que si tu les donne à tes enfants tu ne les aime pas :
Frosty, Jay, Sonny, Blondie (bon celui là c'est un surnom mais le gamin en question est châtain), Roque, Lake et Kimmy.

C'est niais, c'est creux, c'est affligeant. Si je n'avais pas déjà eu mal au crâne je me serais bien cogner la tête contre le siège de devant histoire de perdre connaissance.

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