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Avis sur Equalizer 2

Avatar Jules Soupault
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Avant de commencer, petite explication sur "pourquoi je suis allé voir ce film alors que j'ai pas vu le premier et que de toutes façons, n'importe qui aurait pu dire que ce film allait être de la merde" :
↳ il pleuvait des cordes et j'avais froid, je suis entré dans le premier ciné venu et j'ai pris un ticket pour une séance sur le point de commencer (soit dit en passant avec la clim j'ai même pas réussi à me réchauffer).

Nota bene, je suis très content d'avoir vu ce film même si c'était de la merde.

Tout le reste n'est que spoilers.

Le film débute dans un train en Turquie, mais on s'en fout car cette séquence n'aura aucun lien avec le reste.

Ok je mens, elle permet de nous montrer que Robert sous son apparence de mec-qui-boit-du-thé est super fort en art-martiaux et défend la veuve et l'orphelin.

Mais du coup je me demande à quoi sert cette deuxième scène où il venge une femme qui s'est fait violer (NB : si vous êtes un héros, demandez au type qui chiale et qui ne vous attaque pas s'il est gaucher ou droitier, pour ne pas lui briser les doigts de la main dont il se sert, c'est ce que font les héros), puisqu'elle semble nous montrer encore une fois qu'il est super fort en art-martiaux et défend la veuve et l'orphelin.

Notons que ce film a l'audace de ne pas nous offrir une, mais tenez-vous bien, TROIS intrigues en même temps !!!!

La première est simple :
Robert est un - placement de produit numéro 1 - Lyft driver. Un de ses clients est un vieux qui cherche sa soeur qu'il a perdu de vue dans un camp d'extermination.
Robert va la trouver, mais en fait on sait pas trop trop comment ni pourquoi. Et puis d'ailleurs cette intrigue ne sert pas trop trop le reste du film. Ni ne dit grand chose en fait. Mais c'est beau de voir de voir des petits vieux qui font des câlins à la fin, alors que cette intrigue débute au début du film et qui n'a aucun rapport avec le reste.
Je crois que c'est censé prouver qu'il est vraiment un Lyft driver super cool (vu que la femme violée était aussi une de ses clientes).
Morale de cette intrigue : les Lyft drivers ne supportent pas l'holocaust.

La seconde est un peu plus compliquée parce qu'elle va avoir éventuellement un lien avec l'intrigue principale.
La résidence de super-Robert est vandalisée, par des jeunes dit-on. Ils saccagent un mur y en taguant "gang gang". J'aurais aimé qu'on s'attarde sur cette inscription, le gang s'appelle-t-il gang ou est-ce que c'est un genre de manifeste pour l'union des gangs ?
Bref, super-Robert, ce héros normal se met à repeindre le mur, et va être assisté pour cela du cliché-du-jeune-noir-qui-écoute-du-rap-et-qui-va-devenir-un-gangster. Bref, cette intrigue se clot à moitié après que Robert ait mis au boulot Monsieur cliché-du-jeune-noir-qui-écoute-du-rap-et-qui-va-devenir-un-gangster. Oui parce que Monsieur cliché-du-jeune-noir-qui-écoute-du-rap-et-qui-va-devenir-un-gangster a failli devenir un gangster mais heureusement super-Robert-héros-normal-du-quotidien était là pour défoncer tout un gang et le ramener à la maison par la peau du coup, lui faire une leçon de morale impliquant de lui coller un flingue sur la tempe et tout est bien qui finit bien. Enfin non mais vous allez voir.
Morale : le rap, la beuh et les flingues vont ensemble, mais menacez un gamin, donnez-lui un travail digne (genre peintre en bâtiment) et faîtes-lui lire un livre (le titre importe peu), car c'est ce que font les héros. Les lyft drivers sont des héros.

Venons-en à l'intrigue principale, un chouia plus complexe.
En gros y a des méchants qui tuent des gens. On sait pas trop pourquoi (ce film est plein de surprises), m'enfin toujours est-il que c'est pas bien.
Surtout quand ils s'en prennent à la pote de Robert qui enquête sur un de ces crimes en Belgique. Les tueurs on croyait c'était des criminels lambdas parce qu'ils se baladaient avec des énormes sacs à dos, un ballon de foot en écoutant à fond du rap belge (pas Roméo Elvis) mais en fait ils font partie d'un groupe organisé qui va les buter ensuite. Sachant qu'ils vont même pas finir le travail et que du coup c'est le chef-des-méchants qui va l'achever, pourquoi payer ces types ? Et puis pourquoi être aussi voyants si vous êtes des tueurs à gage les gars ? Et puis pourquoi ensuite les faire passer pour des crackheads ? Toutes ces questions auxquelles le film ne répond pas :/ trop hâte de voir le spin-off.

Bref, super-Robert finit par découvrir que le chef-des-méchants en fait c'est un de ses proches collègues.

  • Notons que cette "enquête" donne lieu à un deuxième placement de produit

    totalement gratuit : il récupère un téléphone appartenant à une

    victime, l'allume, SONY s'affiche en gros, oups, en fait le téléphone est

    verrouillé, il enlève donc la carte sim pour la pirater - il n'y

    avait donc pas besoin de l'allumer, mais Sony peut se vanter d'avoir
    d'avoir un système de verrouillage amazing.
  • Désolé je vous embrouille mais faut aussi noter que son enquête va
    aussi grandement avancer parce que un type essaye de le buter - mais
    super-Robert-le-Lyft-driver s'en sort malgré le fait qu'il conduise
    et que le tueur à gage ait un couteau et un pistolet - et à
    miraculeusement dans son carnet d'adresse le numéro de téléphone
    personnel du chef-des-méchants - paye ton tueur à gages.

Bref donc en fait le collègue de Robert est un méchant, incroyable trahison, le confronte à ses péchés, s'ensuit une discussion passablement débile sur le bien et le mal et on comprend pas du tout les motifs de ce complot (visiblement le collègue de Robert aurait buté la pote-collègue-enquêtrice pour se couvrir car elle allait découvrir qu'il était derrière le crime sur lequel elle enquête mais où les motifs ne sont pas non plus évidents, on sait pas trop pourquoi il voulait les buter).

Le chef-des-méchants pas content se rend chez Robert - qui n'est pas là - mais triste pour lui, Monsieur cliché-du-jeune-noir-qui-écoute-du-rap-et-qui-va-devenir-un-gangster était occupé à refaire la peinture chez Robert (gig economy oblige) et se fait donc kidnapper. Robert lui part en vacances sur une île avec un gros orage, s'ensuite une bataille légendaire en 4 ou 5 contre 1 où Super-Robert défait tous ses ennemis en exploitant à la merveille son environnement - c'est un ancien militaire gnagnagna - bute le chef-des-méchants (après que celui-ci ait tenté de buter Monsieur cliché-du-jeune-noir-qui-écoute-du-rap-et-qui-va-devenir-un-gangster mais il avait pas vraiment envie on dirait quoiqu'il ait l'air nettement moins sympathique qu'au début).

Monsieur cliché-du-jeune-noir-qui-écoute-du-rap-et-qui-va-devenir-un-gangster décide d'écrire un comic sur Super-Robert-best-Lyft-Driver-in-the-west,-justicier-kantien-guide-spirituel-hacker-super-chauffeur-lecteur-assidu.

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