Je n'ai pas le moindre souvenir sans toi

Avis sur Eternal Sunshine of the Spotless Mind

Avatar Lorelei3
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L’amour cela fait du bien sur le moment, mais lorsqu’il y a rupture, cela peut faire mal, très mal. C’est ce qui arriva à Joel et Clémentine. Cependant, grâce à un procédé révolutionnaire, ils ont la possibilité d’effacer cette idylle de leur mémoire et ainsi oublier le chagrin engendré par leur séparation. Néanmoins, même s’il y a déchirement, cela vaut-il la peine d’effacer tous les bons souvenirs ?

Comédie romantique sur le thème du vécu et des souvenirs, le film aurait vite pu tomber dans le piège de la niaiserie, mais Michel Gondry s'en tire avec brio. Son long métrage se présente comme un grand puzzle rassemblant des bribes de la vie du couple, autant de bons moments que de mauvais, et c’est justement là toute la poésie de l’intrigue: "Eternal Sunshine of the Spotless Mind" ne se raconte pas, il se vit.
En effet, la réalisation et le montage sont une pure merveille. Baladé entre le monde réel et les souvenirs de Joel qui s'effacent peu à peu, le spectateur arrive cependant à s'y retrouver et profite de ces changements de plans qui regorgent d'effets numériques bien travaillés car transparents. On plonge alors avec plaisir dans ces réminiscences via des corrélations parfois abracadabrantes: Joel tourne la tête, pense à autre chose, et le voilà dans un autre souvenir.

Jim Carrey offre ici sa meilleure prestation d’acteur et nous démontre une fois de plus qu'il peut interpréter des rôles sérieux aussi bien que comiques. Il abandonne son extraversion explosive naturelle pour une intériorisation, une sensibilité frémissante, doublées d'une émouvante sobriété. Kate Winslet, déjà habituée aux romances vécues à 100%, est merveilleuse et dégage une spontanéité incroyable danc ce rôle d’une jeune femme, instable et passablement caractérielle. Le casting secondaire est de bonne facture lui aussi et compte la ravissante Kristen Dunst, l’excellent Mark Ruffalo, ainsi que le Célèbre Elijah Wood.

L'histoire d'amour oubliée de la délurée Clémentine et du rêveur Joel ne pouvait trouver bande originale plus à son image avec des titres comme "Everybody's Gotta Learn Sometime" de Beck, "Something" de The Willowz et "Light And Day/Reach For The Sun" de The Polyphonic Spree entre autres.

Montage, réalisation, casting et scénario superbements orchestrés, sentiments élaborés, "Eternal Sunshine of the Spotless Mind" est une véritable et agréable surprise à voir absolument.

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