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Premier film de Dario Argento, ce giallo livre déjà quelques caractéristiques du futur cinéma d'Argento. Alors certes dans des proportions parfois moindres au niveau de l'éclat des couleurs, de la musique lancinante et inquiétante omniprésente, mais tout de même, tout est là.

Et donc ça se suit sans déplaisir, on a une histoire de tueur en série qui tue des jeunes femmes et d'un américain qui est témoin d'une tentative de meurtre. On le suit donc entrain d'enquêter plutôt que de laisser la police faire son travail.

Alors malheureusement une grande partie de l'enquête est cousue de fil blanc, même si je dois dire que la toute fin reste assez surprenante, mais arrive un peu de nulle part étant donné que ce qui sert à nous révéler le pot aux roses Argento ne nous l'avait pas montré. Mais je suis bon joueur. Le film est moins angoissant que d'autres que j'ai pu voir de lui, peut-être car la musique y est moins forte, que l'atmosphère est moins oppressante, mais en pur film "policier" ça se tient assez pour tenir en haleine son spectateur pendant 1h30 sans qu'il ne décroche.

Mais ce qui est fascinant c'est la mise en scène, on a un plan sur la fin où soudain la caméra s'élève dans les airs pour filmer le personnage en plongée, pui la ville et on a cette dérangeante impression, non seulement qu'on est observé, mais d'être une fourmi dans bocal et que quelque chose de plus grand nous dépasse et joue avec nous.

Je crois cependant que ce que je préfère reste les meurtres et le soin méthodique qu'y accorde Argento. La lumière qui s'éteint, le personnage qui est dans le noir, le personnage qui se doute que quelque chose ne va pas, et puis il est bien vite trop tard. Et même lorsqu'il n'y a pas cette gradation morbide pour jouer avec la victime, comme lors du premier "meurtre" qui ouvre presque le film dont le héros est témoin, Argento joue avec le macabre, cette main tendue vers la caméra rappelle celle du personnage assassinée dans le film en 3D le crime était presque parfait. Et on la voit, cette victime, impuissant, se tortiller, gigoter de douleur, alors que le héros est comme nous spectateur séparé du crime par une vitre qui empêche de la sauver.

Il y a une dimension ludique à tout ça qui est réjouissante et qui fait un bon film, même si comme dit ça n'est pas son meilleur film car ce qui peut est prévu est très prévisible et ce qui ne l'est pas, tombe réellement du ciel. Il reste que ça annonce déjà un peu Profondo Rosso, avec un personnage qui croit voir quelque chose qu'il ne voit pas réellement, ou qu'il voit mal...

Moizi
7
Écrit par

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