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Le Cas Richard Jewell par Melvin Zed

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Dans la lignée du (très mauvais) Sully et de (l'exécrable) 15h17 pour Paris, revoila Eastwood avec son nouveau film, Richard Jewell. Il y a une ambiance étrangement seventies qui fait illusion, les 20 premières minutes, puis le film s'empâte dans sa reconstitution pataude et son enquête arthritique.
Comme dans Sully, un personnage édifiant est jeté en pâture à l'opinion publique à cause de la méchanceté de quelques grattes papiers. Dans Sully, la démarche de faire passer le BEA pour des ordures mesquines était littéralement dégueulasse, ici, c'est la presse à scandale qui est pointée du doigt, du coup, on pigne un peu moins... mais le principe reste un peu le même. Traitée comme une vraie salope, le scénario réserve à la journaliste Kathy Scruggs le même sort que le film dénonce vis à vis de Jewell. Bon, de son côté, Richard Jewell nous est présenté comme un semi demeuré, les personnages le traitent de la sorte et si par moment on se demande s'il n'y a pas quelqu'un de plus complexe derrière cette façade, le film préfère rester à cette description peu flatteuse, de toutes façons, il n'y pas grand chose à dire de cette histoire, alors le il reste dans l'illustration sommaire.
Moche, pas très bien foutu et discutable sur pas mal de point, Richard Jewell, un film dans la droite lignée des merdes qu'Eastwood pond avec une régularité de coucou suisse.

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