La galaxie est entre de bonnes mains

Avis sur Les Gardiens de la galaxie

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Il y a encore six mois de cela, seuls les marvelophiles pur jus avaient déjà entendu parler des Gardiens de la galaxie. Le truc, c’est qu’aujourd’hui, le film semble bien parti pour conquérir l’univers tout entier. Est-ce mérité ? Oui, mille fois oui.

Cette "nouvelle" licence Marvel n’est en fait pas si nouvelle que cela. Alors certes, le long métrage adapte une jeune BD de 2008, mais la première série de comics remonte à… 1969. Vous imaginez ? L’année de naissance de Patrick Fiori ! Dernière précision – ensuite je referme le bouquin d’histoire, promis –, les héros du film de 2014 ont tous été créés dans les années 70, voire 60 pour Groot. En clair, du neuf avec du vieux, encore une fois, mais chuuut, le grand public n’y verra que du feu.

Aux manettes, on découvre un mec assez inattendu. James Gunn, réalisateur du rigolo mais un brin poussif Horribilis et de l’apparemment (j’l’ai pô vu) assez inégal Super, une péloche sur une bande de justiciers de dimanche. Toujours est-il que le gars a écopé de la double casquette de scénariste-réalisateur… et qu’il arrive à nous pondre un des (si ce n’est LE) meilleurs films de super-héros jamais conçus, le côté "fine équipe" le rapprochant évidemment plus d’un Avengers que d’un Dark Knight.

Allez, trêve de bavardages, qu’est-ce qu’il a dans le ventre ce gros blockbuster spatial bouffi d’effets spéciaux (3D, Imax… tout le toutim) ? Sur le papier, pas de quoi fouetter un Wookie avec des orties fraîches : un méchant très méchant qui veut détruire le monde avec son marteau, une bande hétéroclite d’antihéros forcés de travailler ensemble, des vaisseaux qui font piou-piou, des bagarres qui font pif-paf. Voilà. Sauf que.

Le film est traversé par une vague de coolitude d’une efficacité insolente. Par exemple, James Gunn prend un malin plaisir à poser des moments clichouilles (love/épique/mouchoir) avant de les interrompre par un changement de ton subit, un revirement de situation ou une vanne joliment ajustée. Et 90% du temps, ça fait mouche. Chaque "gardien" déploie d’ailleurs un humour bien à lui. Perso, j’ai un faible pour Drax, AKA monsieur premier degré, et Rocket, le raton laveur génétiquement modifié qui parle comme Bradley Cooper (c’est troublant).

Et puis la musique quoi. Grâce à une pirouette scénaristique, le héros se trimballe presque tout le film avec un walkman K7 et une compilation de hits des années 70 (principalement). Une BO délicieusement décalée qui donne à ce space op’ une touche rétro pas désagréable.

On pourra une nouvelle fois regretter que l’unique héroïne, Gomora (Zoe Saldana coloriée en vert), soit surtout mise à contribution en tant que "petite amie en devenir" de Star-Lord (Chris Pratt, qui avait essayé de choper le rôle de Kirk dans le Star Trek de J.J., en vain), mais au moins le réalisateur ne passe pas son temps à filmer son popotin – un peu quand même, rassurez-vous –, préférant se concentrer sur ses talents martiaux.

En clair, c’est fun, rythmé, pas foncièrement original mais toujours très sympathique. Moins virtuose qu’Avengers dans sa mise en scène, Les Gardiens de la galaxie compense par ses personnages hauts en couleur et son humour bien senti. Un régal. Ah et j’oubliais, ne ratez pas les deux scènes bonus au début et à la fin des crédits, surtout la première, particulièrement kawaii.

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