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Nuit blanche

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Neuf ans après son adaptation ciné de la pièce Cravate Club, le réalisateur Frédéric Jardin revient derrière la caméra pour mettre en scène un thriller écrit par Nicolas Saada (Espion(s)). Principalement (voire quasi-intégralement) situé dans une boîte de nuit parisienne, le long-métrage suit un flic un peu voleur sur les bords qui, pour arrondir ses fin de mois, a braqué un convoi de gangsters travaillant pour un caïd local. Hélas démasqué, notre héros va devoir rendre la came à son propriétaire s'il veut revoir son fils vivant, ce dernier étant retenu prisonnier dans la boîte de nuit du gros bonnet. Et c'est le début des emmerdes pour ce jeune flic aussi intrépide qu'insouciant...

Le pitch est original, l'intrigue s'essouffle parfois mais réussit toujours à tenir la route, les scènes d'action sont prenantes et ce lieu clos qu'est la discothèque ajoute un côté imaginatif à ce thriller hollywoodien tout ce qu'il y a de plus bénéluxien. Toutefois, le long-métrage possède quelques défauts auxquels le spectateur ne peut passer à côté avec en premier lieu ces baisses de rythme (principalement des scènes inutiles ou étendues) gênantes, ces quelques acteurs cabotins (Serge Riaboukine et Julien Boisselier notamment) ainsi qu'un final interminable qui aurait très bien pu être raccourci.

La mise en scène de Frédéric Jardin est, elle aussi, inégale : la photographie n'est pas toujours au top (obscurité de la boîte de nuit oblige) et certains gros plans et autres séquences de courses-poursuites s'avèrent très grossiers. En revanche, Tomer Sisley confirme une fois de plus son habileté à camper des personnages d'action torturés, enchaînant les bastons brutales (comme on en voyait dans les années 90) et les moments d'émotion sincères. Ainsi, pourvu de défauts mais terriblement efficace dans l'ensemble, Nuit Blanche est une nouvelle confirmation que le thriller d'action tricolore s'impose de plus en plus en matière de qualité et d'originalité, le film rejoignant les nouvelles productions du genre Pour Elle, À bout portant ou encore La Proie.

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