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Sept ans de réflexion par Wykydtron IV

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Résumé : Richard Sherman, un homme marié, envoie sa femme et son fils en vacances et reste en ville pour son travail. Une nouvelle voisine s'installe dans l'appartement du dessus, et Richard a du mal à lui résister.

Comme tout le monde, je connaissais la fameuse image de Monroe dont la robe s'envole à cause d'une bouche de métro. J'avais cette vision en tête dès mon plus jeune âge, sans savoir de quel film ça venait, et sans me poser la question non plus. Et puis j'ai su que ce film se nommait "7 ans de réflexion", pendant longtemps c'est tout ce que j'ai su de ce film, bien avant que je sache qui était Billy Wilder ou que je ne voie un film de Marilyn Monroe.
Maintenant que j'en ai vus, je sais que je ne supporte pas cette actrice, et en voyant ce film-ci, je ne comprends pas en quoi la scène de la robe qui s'envole a pu marquer les esprits à ce point, il n'y a absolument rien de spécial là-dedans.
Enfin bon...
J'ai reçu le DVD dans la collection "La dernière séance", et je ne comprends pas pourquoi ils s'obstinent comme ça à intégrer dans leur collection des films avec Monroe, c'est usant à force. Comme je reçois les DVD, je me sens forcé de les voir tous…
Sur la jaquette, au verso, il est écrit "qui n’a pas rêvé, un jour, d’avoir Marilyn Monroe comme voisine ?". Bah… moi. J’en ai marre de voir comme elle est surestimée, je ne lui trouve même pas comme qualité son physique, je ne la trouve pas belle.

Le générique du début, animé, qui se veut sûrement inspiré du cartoon, fait avant tout très "gamin".
L’intro du film, qui présente les indiens de "Manhattan island" afin de les mettre plus tard en parallèle avec les New-Yorkais contemporains, qui envoient leur femme et leurs enfants ailleurs pendant l’été tandis qu’ils restent sur leur territoire à chasser (les femmes surtout), m’a aussi évoqué le cartoon, par cet humour très semblable à celui de Tex Avery. De plus, les tipis et costumes d’indiens ne servent que dans cette séquence, ça me rappelle le cartoon où on peut se lancer dans de courts délires comme ça sans trop de restrictions, il suffit de dessiner ce qu’on veut.
Il y a aussi une situation burlesque qui rappelle le dessin-animé peu après, avec le personnage principal du film ici qui se trimballe une pagaie partout où il va, car son fils l’a oubliée. Le père se heurte à l’absurdité des autorités à la gare, qui ne le laissent pas passer au-delà du portail d’embarquement pour rendre l’objet au fiston, faute d’avoir un ticket. Dans un dessin-animé du style de "La panthère rose", où on a droit à ce genre de situation, le personnage aurait passé 10mn à essayer de passer, en se déguisant, en prenant des échasses pour passer de l’autre côté, … Mais Richard Sherman dans 7 ans de réflexion s’arrête avant d’en arriver là.

J’ai bien aimé les petites critiques de la société qui passent avec certains gags : l’enfant égoïste, le couple où la femme ne prend plus le temps d’embrasser son époux mais par contre accumule les réprimandes avant de partir.
Ca reste léger.
Ce que j’ai de positif à dire s’arrête là je crois.
Après ça, l’humour est soit con (la serveuse qui explique pourquoi, sans vêtements, il n’y aurait pas de guerre), soit con et putain de lourd ; je pense à toutes les affabulations du personnage principal, qui s’imagine des situations improbables et d’une exagération terrible à chaque fois. Toute la séquence où il imagine la voisine raconter à la TV qu’il est un pervers, et sa femme apprendre tout cela avec son poste de télévision… lourdinque.
Ah par contre, j’ai bien aimé cette pointe de démence attestant d’un esprit malade quand Richard se voit répondre à sa femme que ce qu’il a fait aujourd’hui au bureau, c’est tuer son boss et faire l’amour violemment à sa secrétaire. C’est bien mon type d’humour, sauf que moi, je ne me contenterais pas d’imaginer raconter ça à mon épouse.

Pour parler de Marilyn Monroe… elle est encore trop maquillée, elle a encore cet air de bimbo cruche, et dans la voix cette intonation exagérément niaise que je ne veux pas croire être naturelle. J’ai envie de l’attacher à une chaise et la forcer à fumer 30 paquets de cigarettes d’affilée rien que pour rendre sa voix plus grave ; là on ne dirait même pas une voix d’enfant, c’est pire que ça encore (et on verra si après ces 30 paquets ses dents seront toujours aussi blanches, même avec son dentifrice miracle dont elle fait l’éloge dans le film).
J’ai largement préféré les actrices secondaires dans ce film, ça m’aurait pas déplu qu’une d’elle, n’importe laquelle, tienne le rôle principal. J’ai trouvé particulièrement belle l’infirmière dans un des fantasmes de Richard ; plus belle que Monroe, et un peu plus naturelle on dirait. J’ai vu après sur IMDb qu’elle est jouée par Carolyn Jones, la "Morticia Addams" de la série TV… tout s’explique.
Je n’ai plus envie de voir de film avec Monroe de ma vie, mais sinon je dirais que je désespère d’en voir un, un jour, où le réalisateur aura su changer cette image de grosse cruche qui lui colle à la peau comme un facehugger. Je ne sais pas si c’est elle qui s’est donnée cette image à la base, ou si on l’a façonnée ainsi et qu’elle a dû garder ce style pour plaire au public, mais un bon réalisateur aurait dû essayer d’affranchir Monroe de cette image, pour essayer de prouver qu’elle peut être une bonne actrice avec plus d’une facette.
Dans 7 ans de réflexion, j’ai l’impression que tous ces longs dialogues entre Monroe et le personnage principal ne servent qu’à montrer l’étendue de l’idiotie de la blonde. "C’est de la musique classique, non ? Je le sais, parce qu’il n’y a pas de paroles" ; mais que c’est débile ! Les spectatrices auraient dû se sentir insultées, à la sortie de ce film.
Ca m’a saoulé de voir le protagoniste, Richard, comme envoûté à chaque apparition de Monroe. Ca ne m’amusait pas, ça m’exaspérait.

J’ai quand même réussi à tenir 1h20 de "7 ans de réflexions" avant d’accélérer, parce qu’au moins, on ne s’ennuie pas. Mais sur la fin, la crétinerie du film devenait pesante, même si on n’égale pas non plus le niveau de l’abrutissant "Certains l’aiment chaud".

Ah sinon, les surimpressions du film sont bien réalisées. Oui, c’est un peu tout ce que j’ai à dire de positif.

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