Nowhere man

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Quelque part à L.A, quelque part en Italie, quelque part dans une chambre d'hôtel, un bar ou une piscine, le temps passe. Lentement.

Johnny Marco, acteur sur le retour, grand (beau) gosse désœuvré regarde des jumelles danser pour lui, sa fille faire du patin à glace, joue à Guitar Hero, et s'ennuie. Il ne comprend pas le monde du showbiz' dans lequel il vit, il s'en amuse, en profite mais en semble déconnecté.

Tout comme Bill Muray avant lui, Stephen Dorff incarne à la perfection cet acteur qui a tout mais qui finalement ne possède rien, en transit dans sa propre vie, vie en suspension et cotonneuse.

Seule sa fille de 11 ans, Cleo, de passage elle aussi, semble lui redonner le sourire, l'envie de se lever, de bouger et le sort de son anesthésie sentimentale.

Sofia Coppola retravaille à nouveau les thèmes déjà présents dans "Lost in translation" et "Virgin Suicides" : la vacuité de l'existence, le détachement, l'incapacité à communiquer, la solitude, etc.

La photo est magnifique, hymne aux années 90 et à Los Angeles, et la mise en scène de Sofia Copolla, de par sa proximité avec ses personnages, sa capacité à saisir des instants, des détails, contraste avec la froideur du monde dans lequel évolue Johnny.

Somewhere nous montre les failles et l'absurdité du système hollywoodien mais tout en douceur et légèreté, en ayant presque l'air de ne pas y toucher.

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