Lara Croft VS CGI !

Avis sur Tomb Raider

Avatar Maximemaxf Jojo
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Angelina Jolie n’avait pas été gâtée lorsqu’elle a été engagé pour les adaptations du jeu d’action/aventure et d’enquête Tomb Raider, Simon West et Jan de Bont ayant tout deux oublié que l’intérêt du jeu ne reposait pas sur la plastique de son héroïne auquel certains fanboys proche de la beauferie font allusion quand on parle de la saga de jeu vidéo lancé par Core Design et Eidos Interactive. Entre l’actrice réduite au rang d’héroïne de film d’action pour être décrié par une partie du public, la cumulation de décor en carton et la laideur visuelle et technique des deux films, je pense pas qu’il faille s’attarder plus.

Rien d’étonnant à voir une nouvelle tentative sous forme de rebot filmique, lui-même adapté du reboot de la saga de jeu vidéo sorti en 2013. Pour le reste vous connaissez la chanson sur la malédiction des films adaptés de jeux vidéo, et je vais pas non plus en faire tout une synthèse, par contre parler de ce qui va ou ne ne va pas avec cette tentative de reboot, ça je peux le faire.

En principe quand on adapte un jeu vidéo, l’équipe derrière a soit l’idée de tenter de faire plaisir aux gamers en optant pour une esthétique proche des jeux (parfois ça passe comme Prince of Persia, ou pas du tout comme avec Warcraft), ou bien d’adapter le produit de base différemment en bien comme en mal. Sur ce point Roar Uthaug fait le choix de rester fidèle à l’esprit du jeu et il faut au moins accorder un bon point au film de ce côté, ce n’est pas aussi laid à regarder qu’on pouvait l’espérer. Il y a une direction photo et un temps accordé à l’installation de la future aventurière Lara Croft, principal point auquel le film accorde son intérêt et peut être la principale partie la plus potable de l’œuvre.

Cohérent lorsqu’on doit la montrer inexpérimenté et cherchant à gagner l’indépendance vis-à-vis de son héritage familial mais avec un côté casse-cou bienvenu et Alicia Vikander s’en tirant plutôt bien dans la peau de la jeune Lara (bien que moins à l'aise lorsque les clichés déjà présent dans le navet de Simon West finissent par tomber). Là ou on se demandera quel a été l’intérêt de prendre Nick Frost et Derek Jacobi pour faire un coucou d’à peine 2 minutes sur 1h55 de film. Le premier ne servant qu’à ajouter brièvement un peu de comédie pas drôle lors de 2 scènes anecdotique, et le second ayant un rôle complètement insignifiant.

Mais ça ne veut pas dire que le boulot est bien fait pour autant d’un point de vue technique, et dés qu’apparaît les premiers incrustations en CGI on sent très vite qu’Uthaug n’a aucune maîtrise de ce côté-là : de la simple explosion de roche hideux comme pas possible aux effets de vagues lors du naufrage ou à l’avion sur fond de chute d’eau mal incrusté, c'est laid et ça casse constamment toute tentative d’immersion dans l’aventure des origines de Lara Croft alors qu'en dehors de Lara, on n'a pas une galerie de protagoniste bien passionnant. Alors que lorsqu’on passe en décors réels ou construit, c’est plus que tolérable notamment

pour le dernier tiers au sein de la grotte de la reine et sorcière asiatique maudite Himiko.

Menace qui, en revanche, hérite d’une introduction bien faible et qui démontre la difficulté du film à outrepasser son statut de lancement d’une nouvelle saga sur l’aventurière britannique. Platement monté et limité à des illustrations sur fond de voix de Dominic West (répété plus tard lorsque Lara découvre la vie cachée de son paternel), sans oublier le background de la Trinité loin d’être très menaçante au final car pouvant être comparé à n’importe quelle groupe terroriste lambda dans la ficion au final. Et un Walton Goggins qui n’a aucune arme en main pour sauver son antagoniste aussi cliché que creux, et ne pouvant par conséquent qu’être tout aussi plat que Mathias Vogel dans cette version live. Idem pour Lu Ren peu intéressant et à la chimie qui n'est jamais très creusé avec Lara Croft.

Et on ne peut pas dire que les échanges soient là pour aider vu que plusieurs d’entre eux déjà présent dans la BA sont repris ici et frisent déjà le risible ou l’inapproprié quand ils ne sont pas juste superficiel, à titre d’exemple :

  • Ce sera une aventure.
  • La mort n’a rien d’une aventure.

Quand à la bande-sonore de Junkie XL, au même titre que ses derniers travaux sur Deadpool ou encore La Tour Sombre, elle est oubliable et transparente sans réelle recherche musicale. Ce n'est même plus étonnant vu qu'il enchaîne les projets douteux depuis un moment.

On ne retiendra pas ce reboot dans les annales et les fans de la licence auront surement plus de choses que moi à dire sur cette version cinématographique du jeu. Mais pour le peu que j’en sais, je pense que ça n’insulte pas ni ne tente de dénaturer la licence, ça ne s’en sort pas au mieux mais ça ne prend pas son public pour un con ou un attardé prêt à avaler tout et n’importe quoi. En tout cas c’est toujours moins chiant et vulgos que les films de Simon West et Jan de Bont.

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