SILENT REBELLION, premier long métrage de Marie-Elsa Sgualdo, suscite la curiosité par son synopsis alléchant : le récit émancipateur d’une jeune femme en Suisse durant l’occupation allemande.
L’arc principal, porté avec justesse et une certaine opacité par Lila Gueneau, trouve un écho contemporain et invite à la compassion et au respect face à ce destin à la fois tragique et fondateur de la liberté féminine.
Film de bonne volonté, SILENT REBELLION aborde toutefois trop de sujets à la fois. Portés par de nombreux personnages secondaires, certains enjeux restent esquissés, sans être pleinement développés, puis abandonnés en chemin.
SILENT REBELLION demeure ainsi un film intéressant, mais lancinant, qui s’inscrit dans la lignée des récits d’Annie Ernaux et du succès de L’Événement d’Audrey Diwan, sans toutefois en atteindre la force ni la radicalité du propos.