Le point de départ paraît simple : un père s’est retiré à la campagne avec sa fille pour fuir la frénésie de Séoul, jusqu’à ce que l’arrivée inattendue d'un parent vienne bouleverser cet équilibre fragile et raviver d’anciens traumatismes. Mais Park Kun-young transcende ce schéma narratif par une mise en scène d’une sobriété lumineuse, où les silences, les paysages et les regards racontent ce que les mots taisent. Le résultat est une œuvre profondément humaine, traversée par la mélancolie, l’amour et la quête d’un refuge intérieur — un film d’une délicatesse rare, à la fois ancré dans le réel et empreint de poésie.


L’idée initiale de Park Kun-young était de relier le sentiment d’apaisement né du retour à la campagne — comme une échappée hors du tumulte de Séoul — à une dimension poétique. Il s’est ainsi inspiré de deux vers d’un poème inédit de la poétesse Park Eun-ji :

« Nous étions très proches tout en imaginant un endroit très lointain,

C’est ainsi que nous avons pu éviter de tomber de la falaise. »


De cette citation naît un film d’une grande beauté contemplative, où chaque geste, chaque silence et chaque regard semblent habités d’une émotion contenue. La nature y devient un miroir des âmes, un espace de résonance intérieure où se mêlent solitude, tendresse et quête de paix.


(Critique rapide rédigée à l’occasion du 20e FFCP 2025 à partir des posts de ma page FB HALLYUWOOD – LE CINEMA COREEN liée à mon livre éponyme (Ed. E/P/A) )

Créée

le 24 oct. 2025

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