À feu doux
6.7
À feu doux

Film de Sarah Friedland (2024)

Voir le film

Le fils de Ruth emmène celle-ci à l’EHPAD. Un EHPAD américain puisque l’histoire se déroule là-bas.

Le seul moment du film dans lequel une réelle dramaturgie a lieu. Mais ça ne dure pas longtemps.

Pour le reste, difficile d’en faire une critique digne de ce nom. On imagine que la réalisatrice a mis dans un panier des bouts de papier sur lesquels elle a écrit des séquences, des bouts de scénarii qui vont composer son film. Chaque séquence est autonome et le film est un assemblage, un remplissage de plans mis bout à bout pour combler une heure trente.

En résumé on voit Ruth dans un certain nombre de situations : Ruth va dans sa chambre, Ruth range ses affaires, Ruth au restaurant de l’EHPAD, Ruth dans la piscine, Ruth sous la douche, Ruth dort, Ruth regarde un monsieur qui enlève sa chemise, Ruth insomniaque va dans le couloir, Ruth se sauve de l’EHPAD et va au supermarché, Ruth met un chou rouge au milieu des choux blancs, Ruth choisit une chemise dans le placard, Ruth avec le médecin, Ruth fait la cuisine, etc. C’est à l’infini et chaque séquence est interchangeable, aucune n’est la suite de la précédente et au service de la suivante. Les autres résidents de l’établissement font juste de la figuration et n’ont aucun rapport avec elle. Ses seuls contacts sont avec le personnel de l’établissement On peut prendre n’importe quelle séquence du film et la mettre à la place d’une autre, cela ne change rien, il n’y qu’un pauvre début, une fin atrophiée et un milieu inexistant.

Serge Daney écrivait en 1982 que toutes les histoires au cinéma avaient déjà été racontées. Alors évidemment comment faire quarante ans plus tard sinon laisser aux thuriféraires professionnels le soin de glorifier des œuvres vides de consistance.


phidaque
2
Écrit par

Créée

le 9 sept. 2025

Critique lue 42 fois

phidaque

Écrit par

Critique lue 42 fois

D'autres avis sur À feu doux

À feu doux

À feu doux

4

Spectateur-Lambda

738 critiques

Critique de À feu doux par Spectateur-Lambda

Peut-être que j'en attendais trop, mais ce film est une immense déception. Les plus fidèles parmi mes lecteurs se souviendront que lors de la critique du film "The Father " de Florian Zeller j'avais...

le 18 août 2025

À feu doux

À feu doux

6

Cinephile-doux

8260 critiques

La vieille femme digne

Sur un thème régulièrement traité au cinéma, ces dernières années, À feu doux se place d'emblée au côté de son personnage principal, une vieille femme digne, qui croit encore maîtriser la réalité qui...

le 5 juil. 2025

À feu doux

À feu doux

7

Mardwik

160 critiques

Ruth croit jouer la malade

Décidément la fin de vie est à la mode au cinéma. Ces derniers mois plusieurs films ont situé leur histoire, ou sur le parcours vers un suicide assisté, ou au sein d'un établissement pour personnes...

le 19 août 2025

Du même critique

L’Être aimé

L’Être aimé

4

phidaque

4 critiques

Avoir aimé

Quand j’ai vu « La zone d’intérêt » de Jonathan Glazer, j’ai été frappé, non pas immédiatement, mais au fil du déroulement du film, par un élément précis : ici, tout, ou presque, est filmé en plan...

le 4 juin 2026

À feu doux

À feu doux

2

phidaque

4 critiques

A feu mou

Le fils de Ruth emmène celle-ci à l’EHPAD. Un EHPAD américain puisque l’histoire se déroule là-bas. Le seul moment du film dans lequel une réelle dramaturgie a lieu. Mais ça ne dure pas...

le 9 sept. 2025

Valeur sentimentale

Valeur sentimentale

3

phidaque

4 critiques

Préparez vos mouchoirs

Dire que Valeur Sentimentale est un bon film. Je n’irai pas jusque-là.Dire que c’est un mauvais film, je n’irai pas jusque-là non plus. Régal pour les psy amateurs ou professionnels, je n’en...

le 23 août 2025