Un autre vaudeville de tromperie, qui poursuit la tendance au jeu cartoon et exagéré que <em>Burstop Homes' Murder Case</em> avait initiée, cette fois élargie à tous les comédiens. Cela ne réussit pas forcément au film – à part à un petit second rôle, la secrétaire sans-gêne, personnage féminin à fort caractère dénotant dans la production Solax (et qui plus est, l’une des rares figures populaires de cette filmo à être autre chose qu’une pauvresse en détresse). Elle apporte un peu de piment au récit, une vraie respiration ; mais elle ne fait que passer dans ce film dont le regard n’est pas très aiguisé, la mise en scène se contentant du minimum semi-classique (tableaux libres, quelques variations) devenu la norme des productions US d’alors.
L’ensemble se démarque tout de même par son mélange de satire et de tendresse, les deux époux jaloux naviguant entre un comportement d’enfance (jeux et fâcheries, bouderies têtues), et les névroses bourgeoises du monde adulte (ciel mon mari, souci des apparences, contractualité de tout). Le film, involontairement, gagne aussi un intérêt de par sa dimension méta : il est en effet difficile de ne pas voir dans ce récit la prescience de ce que sera la situation du couple Guy-Blaché, continuant à travailler ensemble sur les plateaux tout en n’étant plus conjoints.
<a target='_blank' rel='noopener noreferrer' href="https://boxd.it/wVEIq$yns7f1a5ZjLnWpnD">Intégrale Alice Guy</a>
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