Le retour de Bigelow derrière la caméra était attendu. Il s’avère décevant.
C’est d’autant plus embarrassant que cette déception ne frappe pas d’un coup mais se fait de plus en plus présente au fil du visionnage.
Le premier segment est vite prenant. Il y a bien des scories de réalisation qui font penser à un pilote de série tv indignés de Bigelow, mais ça passe. Chaque personnage est un peu trop surligné, mais ce n’est pas gênant car on est pris par le récit.
Et puis intervient un premier changement de point de vue pour un deuxième segment qui racontera la même chose, mais selon d’autres protagonistes. Sans toutefois apporter un réel nouveau point de vue. Non, c’est juste des personnages au second plan dans le premier segment passent au premier plan. Et ce sera la même histoire pour le troisième et dernier segment. Lassant.
La fin, ou plutôt son absence, fera assurément parler. Frustration ? Même pas. Il aurait fallu attendre quelque chose pour être déçu. À ce stade, on n’attend plus rien. Ou peut être la fin, justement. Mais elle ne viendra. Sauf que cette fin qui se voudrait ouverte s’avère être une impasse narrative. Un refus d’obstacle.
Pourtant, le fait que Bigelow refuse les spectaculaire putassier était une bonne chose. Encore aura-t-il fallu faire une vraie proposition à la place.
Vraiment dommage.