Devon, un ancien membre de l’anti-terrorisme reconverti dans le bâtiment, se voit contraint de reprendre les armes lorsque la fille de son patron se fait enlever…
« Je suis un acteur inexpressif au regard de bovin pris en tenaille sur une chaîne d'abattage. Je suis un acteur aux rôles interchangeables. Je suis un acteur qui joue éternellement sur le même registre et ce, depuis des décennies. Je suis… Je suis… »
Vous l’aurez reconnu, il s’agissait de ce bon vieux Jason Statham dont on n’attend strictement rien venant de sa part, étant incapable de se renouveler, préférant jouer toujours et encore ce bad guy à grosses couilles, près à en découvre avec le premier venu.
Après l’avoir dirigé en tant qu’apiculteur (et ex-agent secret) dans le grotesque The Beekeeper (2024), David Ayer retrouve Jason Statham et lui confie un rôle tout aussi risible, celui d’un ex-militaire reconverti dans le BTP (ne riez pas) et qui va se retrouver malgré-lui
au coeur d’une vaste conspiration criminelle ruskov.
Adapté de la bande-dessinée "Levon's Trade: A Vigilante Justice Thriller" de Chuck Dixon (le scénario est cosigné par Sylvester Stallone, est-ce la raison pour laquelle l’intrigue à des relents de Rambo: Last Blood - 2019 ?), le résultat est d’une connerie pas croyable, où pendant près de deux longues heures, le film accumule les clichés et tous les poncifs possibles et imaginables. Une intrigue complètement pétée de toute part et qui sent le réchauffé
(avec sa confrérie de gangsters, ces bikers faussement badass et ces flics ripoux).
Les scènes d’action quant à elles sont parfaitement illisibles, comme pour mieux masquer l'incompétence ou l’absence du coordinateur de cascades. Quant au reste du casting, il est à l’image du film, pitoyable du début à la fin et caricatural à outrance. Au final, ce n’est pas si surprenant de constater que les films de David Ayer échouent tous sur des plateformes de streaming.
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