Un ancien de l'unité anti-terrorisme anglais a décidé de tourner la page en étant chef de chantier dans le bâtiment auprès de patrons bienveillants. Un soir, leur fille, qui fêtait son semestre, va être enlevée pour un trafic d'humains, et quoi de mieux que notre chauve préféré pour casser quelques bouches ?
Mine de rien, A working man représente la sixième collaboration entre Jason Statham et Sylvester Stallone (après la saga Expendables et Homefront), ce dernier étant ici coproducteur et coscénariste avec David Ayer. Lequel retrouve, un an après Beekeeper Statham pour une comédie romantique à base de l'amour des marteaux, des flingues et autres explosions. Et il faut dire que, bien que le résultat soit beaucoup trop long et qu'on sent les multiples coupes sans doute à cause de sa durée, ce qui explique une fin un peu abrupte, on vient pour de la baston, et on en a pour son argent, soit rien en le voyant par Prime. Dans ma critique de Beekeeper, je disais que le réalisateur s'était calmé sur la violence, mais le succès de ce dernier lui a sans doute permis de se lâcher un peu plus de ce côté-là, car on retrouve son côté presque pornographique à détailler les scènes gores, les personnes tabassées avec le sang qui pisse de la bouche ; en fait, l'histoire aurait clairement pu se passer dans les années 70 avec Charles Bronson dans le rôle principal, où la subtilité n'est pas de mise, et il faut se dire que Jason Statham fait très bien le job, même s'il a toujours la même tête de films en films, sans trop être blessé par ailleurs.
On sait pourquoi on regarde ça, on retrouve David Harbour et Michael Pena dans de petits rôles, la jeune Arianna Rivas (celle qui se fait enlever) n'est pas là pour faire de la figuration, et il y a une amorce de suite qui pourrait arriver dans cette confrérie qui se cache derrière ces enlèvements d'êtres humains. Mais pour David Ayer, c'est l'assurance de sortir enfin de ces longues années de purgatoire, car cela lui a permis de retrouver Brad Pitt dans son prochain film.