J'imagine que j'avais beaucoup entendu parler de ce film à sa sortie étant donné que j'avais l'impression de l'avoir vu. Mais je sais que je ne l'ai pas vu simplement parce que je n'ai reconnu aucun décor, aucune réplique, aucun personnage, aucune scène. Le projet , autobiographique, est intéressant. Dommage que l'auteure n'ait plus rien fait depuis (peut-être qu'elle est moins endurante depuis son AVC ou bien panne d'inspiration ou ... ? va savoir).


Malheureusment, aussi bonne l'idée de base soit-elle, l'intrigue est assez peu développée. Le plus ennuyant, c'est qu'on ne comprend pas la fascination de l'héroïne ou plutôt nous ne la vivons pas avec elle ; l'auteure peine à rendre son antagoniste vraiment intéressant et si l'on peut se dire que les premiers chèques sont une forme de jeu, on ne comprend pas pourquoi ça continue, surtout que le récit se fait de plus en plus pauvre et donc la justification est plus faible. On ne ressent pas assez les conflits non plus. QUant à la confrontation finale avec les amis et la famille, c'est assez fort, mais ça arrive trop tard et ça méritait un développement plus important.


La mise en scène sent un peu le fauché, avec quelques séquences qui paraissent fausses ; d'autres, plus 'documentaires' sont intéressantes, mais Huppert ne convainc pas toujours dans cette difficile composition. Le découpage tient la route, le montage est un peu mou. Les acteurs sont corrects. Les décors sont trop peu investis ; je crois avoir reconnu plusieurs quartiers de Bruxelles, ça m'a un peu distrait je l'avoue.


Bref, pas terrible comme développement.

Fatpooper
5
Écrit par

Créée

le 22 mai 2020

Critique lue 218 fois

Abus de faiblesse

Abus de faiblesse

9

Benjicoq

le 14 févr. 2014

Suivre

"C'était moi, mais ce n'était pas moi"

Ce n'est pas tout à fait le film attendu, avec l'escroc qui s'immisce dans le quotidien d'une personne affaiblie pour la plumer et repartir riche. Et tant mieux ! Maud, réalisatrice, devient...

Abus de faiblesse

Abus de faiblesse

1

ºOlivia

le 29 juil. 2016

Suivre

Catherine Breillat est une infâme abrutie

Abus de faiblesse est d'un pathétique... Breillat raconte une histoire vraie. Celle qu'elle a vécu avec Christophe Rocancourt... mais de son point de vue à ELLE. Hum. Ce qui donne lieu à un récit...

Abus de faiblesse

Abus de faiblesse

7

Pravdaa_Pravda

le 20 oct. 2014

Suivre

Abus de position dominante

De l'escroc on s'en fout un peu. Ce qui compte c'est l'analyse de la dialectique du pouvoir. Breillat annonce la couleur : -Ce sera sans pitié pour elle et pour lui, par masochisme. Breillat est...

Taxi Driver

Taxi Driver

5

Fatpooper

le 16 janv. 2011

Suivre

Critique de Taxi Driver par Fatpooper

La première fois que j'ai vu ce film, j'avais 17ans et je n'avais pas accroché. C'était trop lent et surtout j'étais déçu que le mowhak de Travis n'apparaisse que 10 mn avant la fin. J'avoue...

Les 8 Salopards

Les 8 Salopards

5

Fatpooper

le 3 janv. 2016

Suivre

Django in White Hell

Quand je me lance dans un film de plus de 2h20 sans compter le générique de fin, je crains de subir le syndrome de Stockholm cinématographique. En effet, lorsqu'un réalisateur retient en otage son...

Strip-Tease

Strip-Tease

10

Fatpooper

le 22 févr. 2014

Suivre

Parfois je ris, mais j'ai envie de pleurer

Quand j'étais gosse, je me souviens que je tombais souvent sur l'émission. Enfin au moins une fois par semaine. Sauf que j'étais p'tit et je m'imaginais une série de docu chiants et misérabilistes...