Quatre enfants jouent dans une maison où il ne fallait pas y rentrer, soupçonné d'y abriter un esprit maléfique, et l'un d'entre eux disparait, avalé par un vortex. 25 ans plus tard, les enfants survivants, devenus adultes, refont face à cette disparition.
Je ne connais pas personnellement le réalisateur, mais j'avais plaisir à l'écouter dans le podcast Pifffcast, consacré en grande partie au fantastique, et j'avais entendu qu'il avait réalisé lui aussi des films. Mirage au début des années 2010, et puis celui-ci, tourné en 2018, et qui a essentiellement fait sa carrière dans les festivals, ou alors il a eu une sortie limitée.
Je trouve ça admirable de faire de sa passion un métier, d'autant qu'il a l'air très sympathique, ce qui me navre d'autant plus de ne pas trouver ça très bon. Car on sent le cinéphile nourri au fantastique, ainsi qu'à l'horreur des années 1970-80, jusqu'à la musique fortement influencée par Alan Silvestri, mais c'est en gros une version de Ça nourrie avec une légende marocaine, celle d'Achoura, qui donne en gros naissance à un monstre, Bougatate, qui s'attaque aux rêves des enfants.
Pour parler de ces derniers, j'ai rarement vu des enfants jouer aussi mal la surprise ou la peur, contrairement aux adultes qui eux font ce qu'ils peuvent face à un scénario aussi vide où, le comble, j'ai dû demander à des amies marocaines de m'expliquer ce qu'était Achoura et Bougatate afin de comprendre un peu mieux l'histoire. Alors oui, c'est bien filmée, la photo est léchée, bien qu'elle paraisse numérique à mort d'où cette impression de rémanence à l'image, mais je trouve que sur un tel sujet, la peur des enfants, le réalisateur aurait pu faire encore mieux. Car là, c'est au niveau des intentions, guère plus...