J'ai trouvé la première heure assez réussie, puis ça verse un peu dans la mauvaise série B jusqu'à la fin, c'est dommage.
Cette fois, Philippot a vraiment embrassé le genre visé (film catastrophe/survival) et c'est peut-être un peu le problème, ce qui commençait comme un film avec des thématiques sociales greffées sur un canevas plus classique tourne à la sous prod' US sans moyen suffisant. Photo très sombre et shaky cam sont utilisées plus que de raison pour cacher la misère.
Je remarque aussi que, comme pour La Nuée, une fois passés l'exposition et le développement qui sont plutôt réussis, il a du mal à terminer ses films. Ca dérape, mais pas dans le bon sens du terme. Ca part en couille. Je pense que c'est un problème de gestion de la tension, il part avec un niveau déjà assez élevé et ces deux films ne font que poursuivre une ascension vers un climax final un peu nawak qui efface tout ce que le scénario pouvait proposer comme thématiques au début. Au final, ça semble décousu.
Il n'empêche que l'idée de présenter l'eau comme la source du danger est plutôt originale pour ce type de film, c'est à noter.
Les thématiques sont bien choisies mais développées de façon un peu lourdingue (lutte des classes, conflits générationnels, problèmes environnementaux, effondrement, dilemme de la coopération ou du chacun pour sa gueule).
Je hais Cannet, donc j'étais très content de le voir jouer un sale connard, Laetita Dosch est ok et Patience Munchenbach qui joue leur fille passe la plupart du film à chialer, c'est agaçant.
J'avais préféré La Nuée, plus maîtrisé, plus sobre.