Ad Astra
6.5
Ad Astra

Film de James Gray (2019)

C'est l'histoire d'un mec qui reste toujours à 15 battements cardiaques par heure, même quand il pénètre l'atmosphère en chute libre.


On peut résumer beaucoup de films de cette manière, avec un peu d'imagination et beaucoup de de cynisme, donc c'est pas très honnête, mais c'est le ressenti qui m'est resté quand je suis sorti de la salle de cinéma. On peut dire que je n'ai pas vraiment apprécié l'expérience.


La raison ? Je pense que la bande son est l'une des fautives. Il y a un travail indéniable sur cette dernière, avec des moments clés où son et image sont synchronisés.

Mais je n'en ai juste rien retenu, et aucun thème ne m'a réellement tenu en haleine. En même temps, difficile d'atteindre Interstellar sur ce terrain (je l'avais revu quelques jours avant).


Mais il y a aussi ce (ces) personnage légèrement unidimensionnel, qui pense tellement fort que le spectateur peut l'entendre. Le procédé permet de rentrer dans sa tête sans avoir recours à des dialogues un peu artificiels, mais ce qu'on y apprend ne donne pas très envie. J'ai aussi vraiment eu du mal avec cette relation père-fils de maniaques et sociopathes, obsédés par une seule chose dans leur vie, incapables des rapports sociaux les plus basiques.

En fait, le sujet me parle complètement, mais à la place du personnage principal (surtout avec ce que l'on apprend), j'aurais juste largué ma tête nucléaire à distance et je me serais cassé.

Au moins, Ad Astra ne joue pas trop sur le tire-larmes facile, comme peut le faire Interstellar.


Mais j'admets qu'il est tout à fait possible que j'aie passé une mauvaise séance, et que j'aurais pu l'apprécier davantage dans des circonstances différentes. Mais quand je m'ennuie, mon incrédulité arrête de se suspendre, et retombe aussi brutalement que Brad Pitt lorsqu'il chute de sa station en orbite basse pour se diriger droit vers le sol.


Et là, je dois dire que le combo "je traverse une ceinture d'astéroïdes derrière un morceau de taule, et je me casse dans un vaisseau projeté par l'onde de choc de ma bombe nucléaire" a fini de m'achever. J'ai eu l'effet Marvel en début de film (avec le perso totalement invulnérable, donc sans enjeux) et l'effet "vous vous foutez de moi ?" pour l'épilogue.

Makks
5
Écrit par

Cet utilisateur l'a également ajouté à sa liste Je vais pas souvent au cinéma...

Créée

le 20 févr. 2024

Critique lue 49 fois

Makks

Écrit par

Critique lue 49 fois

2

D'autres avis sur Ad Astra

Ad Astra

Ad Astra

5

lhomme-grenouille

le 20 sept. 2019

Suivre

Fade Astra

Et en voilà un de plus. Un auteur supplémentaire qui se risque à explorer l’espace… L’air de rien, en se lançant sur cette voie, James Gray se glisse dans le sillage de grands noms du cinéma tels que...

Ad Astra

Ad Astra

9

Behind_the_Mask

le 18 sept. 2019

Suivre

L'espace d'un instant

Il faut se rappeler l'image finale de The Lost City of Z : celle de cette femme qui franchit symboliquement une porte ouverte sur la jungle pour se lancer à la recherche de son mari disparu. Ce motif...

Ad Astra

Ad Astra

9

Moizi

le 24 sept. 2019

Suivre

« Le silence éternel de ces espaces infinis m'effraie. »

Film absolument sublime, sans nul doute le meilleur Gray que j'ai pu voir et l'un des meilleurs films se déroulant dans l'espace. J'ai été totalement bluffé, je me doutais bien que le véritable sujet...

Du même critique

Fallout 4

Fallout 4

4

Makks

le 17 nov. 2015

Suivre

Far Cry 5 : Ça vous change la vie

Raah, monde de merde. On savait déjà que Bethesda n’en avait plus grand-chose à foutre de la qualité d’écriture de ses titres depuis Oblivion, mais je crois que cet opus a explosé tous les records. ...

Spice and Wolf

Spice and Wolf

10

Makks

le 18 sept. 2011

Suivre
Dernière modification

le 18 août 2014

Mangez des pommes

Je me souviens avoir découvert la série un peu par hasard, sans trop savoir à quoi m'attendre. En tout cas, je ne m'attendais certainement pas à tomber immédiatement sous le charme, en dévorant d'un...

Elfen Lied

Elfen Lied

9

Makks

le 23 juin 2011

Suivre

Le chant des elfes

Elfen Lied n'est pas une série qui débute en douceur. Après un générique déroutant mais de toute beauté, un bras fraîchement arraché jonche déjà le sol, et les premières têtes ne tardent pas à voler,...