Ç'aurait été moi, on m'aurait traité de pervers, mais Matthew c'est pas grave

Haaaa Matthew Broderick, un acteur que j'apprécie beaucoup même s'il a fait beaucoup de films assez moyens. C'est dommage parce qu'il cartonne toujours sur Broadway (à part lorsqu'il a oublié quelques répliques sur cette scène il y a quelques années, ça avait fait tout un foin, les gens supposant qu'ils ne s'investissaient plus, à la manière de Depardieu, dans ses projets). Mais c'est pas grave, j'aime bien le voir à l'oeuvre, même dans des mauvais films. Et puis celui-ci ne m'avait pas laissé un trop mauvais souvenir.


Et c'est vrai que c'est pas vilain. La situation est assez originale et passerait difficilement aujourd'hui (le mec est quand même un gros voyeur), les personnages sont bien exploités, sans trop de condescendance (au fond, ils sont tous un peu minables mais tant pis, c'est comme ça). L'humour ne fonctionne malheureusement pas assez ; quelques gags délirants bien trouvés mais aussi beaucoup de séquences un peu molles... un peu longues aussi, les auteurs auraient pu être plus concis dans ce développement.


La mise en scène fonctionne assez bien ; Griffin n'est pas un génie de la caméra mais il sait où la placer pour créer ses petits effets. la photographie n'est pas dégueu' non plus, les décors sont chouettes, les accessoires aussi. Les 4 acteurs font du très bon boulot, on sent que tout le monde s'est bien amusé sur le tournage.


Bref, ça aurait pu être un peu plus pêchu.


PS : cela me rappelle de la fois où j'ai surpris une voisine lisant dans son lit les seins nus ; je pouvais voir sa chambre depuis ma fenêtre dans la chambre que je louais durant mes études. Habituellement elle tirait les rideaux mais là, la chaleur du jour aidant, elle avait tout laissé ouvert (pour aérer je suppose). Mon coloc' a voulu filmer : on a jamais revu les images, de toutes façons la qualité était pas top, trop granuleux. Mais j'ai toujours guetté les fenêtres dans ce but. Une autre fois, par une autre fenêtre, j'ai pu voir une autre voisine, de mon âge celle-là (l'autre était une quarantenaire je crois) ; elle sortait de sa douche et s'essuyait dans sa chambre, fenêtre ouverte. Puis vers la fin de mon cursus, le bâtiment derrière le mien a recueilli des immigrés, ils dormaient dans les différentes pièces ; je n'ai jamais rien vu de truculent, hélas et au bout de quelques mois, ils ont pu trouver de quoi occulter les fenêtres (des vieux rideaux, des journaux ou des vêtements) afin d'avoir un peu plus d'intimité (mon coloc' me charriait en disant que c'était parce qu'ils avaient capté que je matais). Dans ma maison actuelle (que je loue), je n'ai encore rien pu voir ; si, il y a une semaine, une voisine derrière a pris sa douche, elle avait ouvert son volet, on la voyait un peu, mais la fenêtre n'était pas totalement transparente, donc on voyait pas grand chose. Pas d'intérêt. Mais j'espère que dans ma prochaine maison, j'aurai l'occasion de voir de jolies choses.

Fatpooper
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le 5 août 2018

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