C'est toujours un moment sympathique de retrouver le dernier film offert par Albert Dupontel car l'acteur & réalisateur est bien l'un des rares sur le territoire français à enjoliver ses histoires pas comme les autres. Déjà auteur du très bon Au revoir là-haut en 2017, on lui doit des films significatifs comme Bernie ou bien Enfermés dehors. Il parvient à se distinguer de la scène cinématographique hexagonal avec une patte singulière alternant le comique et le drame avec une certaine aisance. Adieu les Cons ne déroge pas à la règle, on retrouve avec plaisir les ingrédients qui font le succès de son metteur en scène. Celui-ci magnifie une histoire peut-être un poil simpliste en un conte moderne drôle et émouvant. Une femme apprend qu'elle est atteinte d'une maladie rare et incurable, elle décide alors à chercher son fils qu'elle n'a jamais connu alors qu'elle n'avait que 15 ans lorsqu'elle est tombée enceinte de lui. Elle se tourne vers l'administration pour le retrouver. C'est lors d'un suicide manqué d'un fonctionnaire qu'elle rencontre l'homme qui va pouvoir l'aider dans sa quête. Commence alors une aventure pour nos deux protagonistes qui va les mener vers des moments succulents avec des personnages qui sortent du lot. Il faut signifier que le duo Virginie Efira et Albert Dupontel est tout simplement excellent et leur complémentarité est évidente participant ainsi au succès du film. Encore une fois, l'acteur sait raconter ses histoires, une nouvelle fois il touche au but avec cette histoire touchante et légère. D'ailleurs avec un dénouement doux amer, il est difficile de ne pas rester insensible à ce récit. C'est aussi l'occasion pour Dupontel de critiquer les errements d'une société moderne que ce soit l'administration publique ou encore la police. L'acteur s'amuse à égratigner avec talent les dérives de la hiérarchie mise en place. Un humour intelligent et savamment dosé sans jamais tomber dans la lourdeur qui fait sourire voire même laisser quelques éclats de rire. L'acteur sait y faire et son dernier métrage témoigne d'une maitrise incontestable. Le récit passe à une telle vitesse qu'on arrive vite vers la conclusion d'autant plus que la durée du film est assez courte (1h30). Dans un sens, c'est une bonne nouvelle, on ne voit pas les minutes passées mais on a le sentiment que 30 minutes supplémentaires auraient apporté peut-être plus d'épaisseur à cette histoire et le message que son metteur en scène tente de faire passer. Albert Dupontel fait de nouveau mouche et fait du bien à un cinéma hexagonal parfois trop caricatural.