Je l'avoue en préambule, je ne suis pas un grand fan d'Albert Dupontel (acteur ou réalisateur). Et j'ai un peu de mal à comprendre certains avis dithyrambiques entendus à l'époque sur "Adieu les Cons". Je soupçonne l'effet de disette cinématographique provoquée par le covid en 2020, et les incitations en retourner dans les salles obscures qui avaient alors passé des jours très sombres.
Non pas que "Adieu les cons" soit raté, loin de là. Il s'agit d'une farce qui se paie la tête de l'administration, des hôpitaux, et (surtout) des bavures policières. A travers l'histoire d'une mère en phase terminale à la recherche de son enfant né sous X. Et d'un cadre informatique accusé à tort d'avoir tenté d'abattre un collègue, alors qu'il s'agissait d'un suicide raté.
La réalisation est très dynamique et relevée, on retrouve le ton "sale gosse" de Dupontel réalisateur. Dont plusieurs plaisanteries qui passent bien, parmi elles un caméo allumé de Terry Gilliam en vendeur de fusils de chasse.
Mais voilà, la critique n'est pas des plus subtiles. Et la cohérence du scénario est trèèèès relative. On sent bien que l'aspect farce tente de le justifier, néanmoins ça n'excuse pas tout. Dupontel incarne un pro de l'informatique, capable de réaliser n'importe quel deus ex machina avec un simple PC portable, où qu'il soit. Ca fait surtout penser aux films des années 90, où l'informatique était mal connue du grand public, et le hacker de service pouvait tout faire avec un pauvre PC. Sauf qu'en 2020, c'est légèrement difficile à avaler !