"Murder, my sweet" c'est la première adaptation sur grand écran du livre "Farewell, my lovely" ; le titre a été changé parce que Dick Powell, un habitué des comédies musicales, joue dedans et que le titre initial aurait pu tromper le spectateur sur la marchandise. Le roman met en scène le détective Marlowe. Marlowe? Oui le p'tit gus qui tente désespérément de résoudre l'affaire de "The Big Sleep" sous les traits de Humphrey Bogart. Je ne connaissais pas ce lien avant de me renseigner après le film, mais il y avait bien un air de je ne sais quoi qui me rappelait vaguement cette sombre histoire du Big Sleep. Sans aucun doute cette intrigue alambiquée, ces personnages un peu gauches, et surtout ce détective un peu minable et chétif qui rappelle Humphrey du haut de son petit mètre septante-trois.


Le scénario est en effet assez complexe. Inutilement complexe. Puisque très vite, on devine ce qu'il est advenu de ces bijoux cambriolés. Ce qui sauve l'intrigue, c'est finalement l'humour. Au premier degré, ça ne fonctionne tout simplement pas. Ces multiples rebondissements deviennent très vite lassants. Mais Marlowe, c'est un petit rigolo. Un peu con, un peu gauche, il se fait berner plus souvent qu'il ne berne. Malheureusement, ce trait d'humour n'est pas très poussé. J'aurais aimé que Dmytrick aille davantage en ce sens, lorgnant alors du côté de la parodie du film noir.


Visuellement, il y a pas mal de bonnes idées. Il y a de belles ombres, de belles lumières, des effets visuels sympathiques et le montage est assez efficaces. Dick Powell me paraissait un peu fadasse au début, mais passé la demi heure, on le sent plus à l'aise (à moins que ce ne soit juste moi qui me suis habitué à son jeu), et il s'avère alors plutôt bon pour révéler les faiblesses de son personnage. Dommage qu'il n'ait pas joué dans The Big Sleep. Les autres acteurs se débrouillent plutôt bien, ça fait plaisir.


Bref, "Murder, my sweet" est un polar qui est soit trop alambiqué pour être sérieux, soit pas assez compliqué pour être vraiment drôle. N'empêche qu'on passe un agréable moment devant ce divertissement que j'ai préféré à The Big Sleep (faudra que je le revoie).

Fatpooper
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le 31 mai 2013

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Fatpooper

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