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le 22 janv. 2020
Suivre(L'en)nui du chasseur
Fabrice Du Welz, depuis Calvaire en 2005, continue à tracer sa route (atypique) au sein de la production cinématographique française (et belge), et rien que pour ça, et pour sa fièvre cinéphile, et...
A trop vouloir en faire stylistiquement, Fabrice Du Welz oublie de conduire son film, oubliant de raconter une histoire, laissant ses jeunes comédiens à l'abandon d'une improvisation terriblement gênante (à grands coups de "bahhh" et de "du coup"), se vautrant dans des clichés du thème vus et revus et ne pensant faire style que dans des ralentis poussifs et des couleurs éclatantes captées par le grain de la pellicule.
Les péripéties virent à l'ennui mortel, les interprétations spontanées au ridicule, et le style fougueux et arty à la démonstration prétentieuse, maladroite et ampoulée.
Adoration se voit comme un film de fin d'étude d'un diplômé trop confiant qui tente d'impressionner son spectateur par une approche clipesque de l'image mais s'effondre lorsqu'il s'agit de mettre en scène et raconter quelque chose.
Cet utilisateur l'a également ajouté à ses listes Journal Cinéphile de 2021, Les meilleurs films belges et Les meilleurs films avec Benoît Poelvoorde
Créée
le 15 janv. 2021
Critique lue 85 fois
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