Hum, Afterburn est cool principalement pour ses scènes d'action. C'est réalisé par un cascadeur donc c'est bien foutu malgré quelques explosions numériques ratées. Mais rien à dire, dans les cascades, les bagarres, la violence des corps déchiquetés par les balles, c'est du solide.
L'univers, c'est du Mad Max. Monde revenu à l'âge de pierre. Régi par des seigneurs de guerre locaux. Des gangs faisant régner la terreur dans les rues. Plus d'électronique. Des survivants crevant la dalle. Des usines désaffectées. Toutes les cases sont cochées. Il ne manque rien à l'appel.
C'est pour ça que c'est dur de critiquer. Dave Bautista impose sa présence massive. Samuel L. Jackson fait du Samuel L. Jackson. Les méchants ont une sale gueule. Ça ne réinvente rien, c'est même parfois un peu clicheteux (genre l'explosion derrière le héros marchant au ralenti...bon, le bisou final sur le bateau, le bateau comme allégorie de la liberté), c'est passé par quinze réalisateurs et interprètes différents mais ça fait le travail si on aime Dave Bautista botter des culs l'air stoïque depuis Les Gardiens de la Galaxie.