Les réalisateurs de Fils de plouc sont de retour avec ce qui est sans doute le film le plus con de l'année. Tellement con, mais tellement drôle... Même si on sent qu'ils se sont un peu assagis, Aimer perdre est presque un film grand public. Ça va beaucoup moins loin dans le pipi, caca, zoophilie, nécrophilie que Fils de plouc. Mais ce qu'il perd en délires tordus il le gagne quelque part en humanité parce que l'héroïne totalement paumée, cleptomane et accroc au jeu on finit par s'y attacher.
On suit donc une femme, qui doit avoir dans la trentaine, tenter de survivre dans Bruxelles en volant à peu près tout ce qui lui tombe sous la main, s'embrouillant avec tout le monde et dont tous les mecs tombent amoureux... Chaque situation est plus déconnante que la précédente, le film ne s'arrête pas pendant 1h20, devient de plus en plus fou et hystérique. On est clairement pas sur un film reposant... C'est éreintant de la voir se foutre chaque fois plus dans la merde, enchainant les situations de malaise à tel point que ça devient difficilement supportable... Et pourtant qu'est-ce-que c'est drôle.
C'est le genre de film où chaque séquence va dégénérer, mais on ne sait jamais comment elle va le faire... Les Guit on beaucoup d'imagination pour arriver à rajouter du n'importe quoi sur le n'importe quoi, où tout devient plus dégueulasse, plus malsain et avec une énorme dose de malaise par dessus.
L'humour tient grâce à la surenchère permanente et il faut être capable de l'encaisser. Tout va très vite et le calme ne revient qu'une fois le générique à l'écran. Générique aussi particulier que le film lui-même.
On notera le meilleur rôle Melvil Poupaud depuis Conte d'été. Il est totalement flippant et dérangé en accroc au jeu totalement dingue.
On a un film qui ne va nulle part, qui n'accomplit rien, mais qui le fait à fond la caisse... Quel plaisir d'avoir un film aussi libre dans son ton, dans son humour et qui se permet à peu près tout.