Air Doll
6.5
Air Doll

Film de Hirokazu Kore-eda (2009)

Avec "Air Doll", Kore-Eda abandonne de manière inattendue son réalisme minutieux (qui l'ont fait comparer à un Ozu) pour aborder un fantastique poétique qui ne lui convient pas vraiment : il y a dans la partie du film montrant la découverte de notre monde par une poupée encore "vierge" de sensations, pas mal de moments simplistes, naïfs - pour ne pas dire un peu niais - prouvant que Kore-Eda n'a pas vraiment su comment les aborder, et s'est contenté de clichés.


Heureusement, il y a aussi, grâce au sens exquis du détail et à la parfaite maîtrise de la "durée cinématographique" qu'on connaît à Kore-Eda, un bon nombre de scènes magnifiques, bouleversantes, justifiant pleinement notre admiration pour lui.


La dernière partie de "Air Doll", furieusement pessimiste (à quoi se réduit donc une vie, si le corps humain n'est au final qu'une ordure incinérable ?) nous fait retrouver nombre de thèmes très "japonais" (la trivialité du sexe, l'amour qui donne la vie et la reprend, la solitude urbaine) mais ici parfaitement maîtrisés.


[Critique écrite en 2010]

Eric-Jubilado
6
Écrit par

Créée

le 5 nov. 2016

Critique lue 407 fois

Eric-Jubilado

Écrit par

Critique lue 407 fois

4

D'autres avis sur Air Doll

Air Doll

Air Doll

4

ukhbar

le 23 févr. 2011

Suivre

Mièvre Plastique

Le nouveau film de Kore-Eda, dont nous avions beaucoup apprécié le précédent, s'éloigne des thèmes de prédilection de ce dernier : le deuil particulièrement. À Tokyo, un homme vit avec une poupée...

Air Doll

Air Doll

7

Shania_Wolf

le 4 janv. 2016

Suivre

Hollow me - De l'émancipation de la femme

Film qui étonne sans détonner dans la filmographie de Kore-eda, Air Doll traite avec une étrange légèreté d'un sujet pourtant lourd. C'est que, sous ses airs de conte absurde, il caresse des...

Air Doll

Air Doll

8

EvyNadler

le 21 oct. 2014

Suivre

Un peu d'air, de l'air, c'est juste une question de survie.

Hirokazu Kore-eda signe un très beau film scindé en deux. La première partie est axée sur la découverte du monde et de ses petits plaisirs, ses simples petits plaisirs, sur la nature, les petits...

Du même critique

Je veux juste en finir

Je veux juste en finir

9

Eric-Jubilado

le 15 sept. 2020

Suivre

Scènes de la Vie Familiale

Cette chronique est basée sur ma propre interprétation du film de Charlie Kaufman, il est recommandé de ne pas la lire avant d'avoir vu le film, pour laisser à votre imagination et votre logique la...

Les Misérables

Les Misérables

7

Eric-Jubilado

le 29 nov. 2019

Suivre

Lâcheté et mensonges

Ce commentaire n'a pas pour ambition de juger des qualités cinématographiques du film de Ladj Ly, qui sont loin d'être négligeables : même si l'on peut tiquer devant un certain goût pour le...

1917

1917

5

Eric-Jubilado

le 15 janv. 2020

Suivre

Le travelling de Kapo (slight return), et autres considérations...

Il y a longtemps que les questions morales liées à la pratique de l'Art Cinématographique, chères à Bazin ou à Rivette, ont été passées par pertes et profits par l'industrie du divertissement qui...