The Fighting Seabees n’est qu’exaltation creuse d’un patriotisme militariste alors en plein triomphe – nous sommes en 1944, année du débarquement américain en Normandie – qui peine à cacher son budget faible et son scénario médiocre sous un vernis romantique des plus convenus. Le pire étant certainement l’interprétation des acteurs, à commencer par John Wayne : mal fagoté, mal dirigé, il débite péniblement son texte dans un concours de grimaces ridicule. Une œuvre qui n’aborde le cinéma qu’en des termes idéologiques – et encore, cette idéologie s’avère primaire : camaraderie, sens du devoir, éloge de l’armement massif –, sans idée de mise en scène ni inventivité dramatique. Un ratage quasi intégral qui ne vaut que pour ses maquettes divertissantes.