J'ai découvert ce film à sa sortie en salle (j'avais apprécié) et je ne l'avais jamais revu depuis. La première fois je n'avais pas vu Prometheus. Aujourd'hui je connais le précédent donc je vais surement porté un regard plus critique sur ce film.
Après que les fans aient râlé en raison de l'absence du xénomorphe dans la préquelle précédente Ridley Scott retro-pédale et décide de l'inclure dans cette suite pour le meilleur comme pour le pire. Je mentirais de dire que je n'étais pas content de revoir le monstre mais bon ...
Ce qui est dommage c'est les acteurs sont aux fraises (jamais on a vu Billy Crudup aussi mal jouer à mois que cela soit logique vu son personnage de commandant inexpérimenté). Leur personnages peut-être encore plus vagues que ceux du Prometheus. Après cela est peut-être du à leur nature de chair à canon qu'ils sont condamnés à être pour les besoin du scénario qui sera de toute manière impitoyable à leur égard. Heureusement qu'il y a Michael Fassbender (David/Walter) et Katherine Waterston (Daniels) interprétant les personnages principaux qui relèvent le niveau. Alors que j'ai lu que sur le tournage Scott valorisait les effets pratiques sur les aliens, il a décidé (aller savoir pourquoi) de tous les remplacer par des effets visuels vraiment artificiels tant ils sont saccadés, ce qui rend vraiment pas justice au travail des vétérans de la saga. Scott s'est encore un peu perdu sur le cycle de vie de son monstre (avec une scène naissance étrange et même assez ridicule puis une croissance super accélérée).
Mais ... Le scénario est moins confus que celui du film précédent même si on retombe parfois dans les mêmes défauts typiques des films d'horreur (comportements assez con des personnages). L'esthétique générale est vraiment irréprochable (bien que comme Prometheus, la technologie ne soit pas raccord avec celle de l'univers au futur usé du film original dont il constitue un préquel). Les paysages verdoyant de la nouvelle Zélande (fjrod de Milford Sound) constituent aussi un beau cadre pour simuler une planète idéale. En revanche le design de la planète des ingénieurs (véritable paradis perdu) est d'une noirceur sans précédent. La Mort règne sur tous les plans de la nécropole où David vit. Scott s'en donne à cœur joie pour citer les arts (écrivains, compositeurs, sculpteurs et peintres) tout au long de son film, ce qui est appréciable. L'idée de choisir des colons (déjà entraperçus dans Aliens) comme protagoniste apportent un peu d'enrichissement à l'univers. C'est original de faire référence à l'Arche d'alliance (Ark of the Covenant) pour donner le nom et le logo au vaisseau, mais cette inspiration n'est jamais exploité comme le fut le mythe de Prométhée de le film précédent. Les personnages de David et Walter apportent aussi une réflexion pertinente sur la Création et sur la question de l’intelligence artificielle (plus en lien avec Blade Runner). Je trouve également que la musique de Jed Kurzel est plus d'en l'esprit de celle de Jerry Goldsmith dont il reprend le thème principal d'Alien que celle de Marc Marc Streitenfeld (cité également musicalement acec une reprise du thème principal de Prometheus). Si le dernier acte du film fait un peu remake déguisé du film original, il n'en reste que le dénouement est vraiment audacieux (dont on ne connaît toujours pas la suite qui bouclera la boucle avec le film de 1979).