Le problème avec les fiches de versions longues sur SensCritique, c'est qu'elles sont notées en grande majorité par les préalablement convaincus. Autrement dit, les fanatiques du film en version courte qui notent excellemment bien pour deux raisons :

  • Aduler encore plus leur film fétiche, cette fois-ci avec de nouvelles scènes et séquences.
  • Encourager, dans un geste presque militant, la vision du réalisateur devant celle des studios.

Le problème avec la saga Alien, c'est que tout ce qui suit le premier opus n'est qu'un remake inintéressant, voire soporifique.

La force du premier volet résidait dans son atmosphère : une immersion oppressante, caractéristique et terrifiante, avec une mise en scène qui embrassait ingénieusement les parois étroites du vaisseau. Pour un premier coup d'essai, le scénario avait aussi son lot de surprises, que ce soit chez les protagonistes ou l'antagoniste. Quel antagoniste, d'ailleurs ! Une forme de vie intelligente aux capacités d'adaptation sans limites. La bête était invincible.


Malheureusement, tous les volets qui suivent sont d'une redondance assez agaçante (sauf Prometheus qui, malgré ses nombreux défauts, parvient à créer un environnement parfaitement unique et mémorable). Alien, le retour, réalisé par Cameron, en témoigne : il ne propose quasiment rien de nouveau, si ce n'est l'ajout d'un enfant en tant que personnage. Son ajout est intéressant, non pas pour l'aspect maternel que l'on retrouverait chez Ellen Ripley, mais parce qu'il vient remettre en question la nature et les intentions des xénomorphes. Ont-ils une charte déontologique qui leur empêche de toucher aux jeunes ? Se concentrent-ils à engrosser seulement les corps suffisamment développés ? La fillette est-elle déjà porteuse de leur progéniture ? Autres hypothèses ?


Pour ce qui est de l'atmosphère du film, en revanche, il n'y a pas grand-chose de positif, si ce n'est peut-être les plans lents et contemplatifs de l'architecture des vaisseaux (plans en plongée ou contre-plongée autour du vaisseau qui traverse le vide cosmique, déambulation dans les couloirs déserts de l'appareil), qui nous rappelleront 2001 : l'Odyssée de l'espace. Le reste jongle entre huis clos et plans larges, ce qui nous coupe totalement de l'immersion. Le défaut de vouloir trop montrer.


Je ne m'attarderai pas sur le sujet, car beaucoup a déjà été dit sur la fiche principale du film et puis, après ces 2h34 absolument pas intenses, je veux dormir.

Créée

le 26 mars 2025

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PabloEscrobar

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