Avec un montage qui saute d’une idée à l’autre sans jamais installer quelque chose de solide, on a la sensation de passer du coq à l’âne, et très vite on se perd dans ce flux décousu qui empêche toute immersion. On ne s’attache à aucun personnages, on ne comprend pas vraiment leurs motivations. À cela s’ajoute une forme qui devient presque pénible : le son, sans doute pensé pour créer une tension constante, et ne propose pas une atmosphère mais une pesanteur qui écrase tout. Difficile d’y trouver du plaisir. Alpha s’impose comme un film qui nous repousse — et au final, on passe un mauvais moment.