Sssssi on m'aurait un jour dit que Sssssony sortirait un nouveau film Anaconda se moquant du long-métrage original en étant lui-même une suite ssssspirituelle et surtout un MEILLEUR film, je ne l'aurais pas cru. Faut croire que l'année 2025 était là pour me prouver le contraire.
Contre toute attente, Anaconda versssssion comédie potache, c'est vraiment sssssympathique. La vraie bonne sssssurprise de cette fin d'année qui m'avait un peu refroidi avec un ultime volet Avatar un poil décevant. Aucune attente en revanche pour ce remake méta dont je n'essssspérais au final qu'une sssssseule chose : moins d'ennui que durant le visionnage de ssssson aïeul, médiocre sssssurvival animalier exécuté avec le cul malgré de sssssolides bases.
Alors, autant y aller franco : Anaconda 2025 ne réusssssssi pas forcément là où le premier volet ssssse plantait. Pour la ssssseconde fois, le pauvre reptile du titre n'est jamais iconisé, finit introduit à la truelle dans le récit et n'amène jamais de vrais moments de tension. Les effets ssssspéciaux sont certes d'assssssez bonne facture, mais le bestiau est clairement mal utilisé, complétement délaissssssé par Tom Gormican et sa réalisation plate... sssssans pour autant que ça me dérange. Car contrairement au film de 1997, Anaconda n'a jamais eu la prétention d'être un ssssssurvival ssssur le fil du rasoir, mais plutôt une vraie comédie d'aventure sssss'amusant des conneries du précédent. Certes tous les gags ne fonctionnent pas, certains frôlant même la honte, mais ce ssssserait mentir que de prétendre que certaines sssssséquences à base de pissssse et de sssssanglier ne m'ont pas arraché de francs rires. Et ssssurtout, l'équipe créative a eu l'intelligence de ne pas céder à la paressssssse du remake en prenant une toute autre approche : l'oeuvre méta. Sssssony, Anaconda, Ice Cube, Jennifer Lopez et bien d'autres encore existent ainsi bel et bien dans cet univers où moultes punchlines sssss'amusent de l'industrie filmique. Voilà qui en rébuterait plus d'un, mais pas moi. D'autant plus que finalement, la cerise sur le gâteau, c'est une oeuvre qui, dans ssssses maigres thématiques, parle de pourssssssuivre ses rêves, de réaliser ssssson propre long-métrage même sssssi tout sssss'y oppose, de réitérer les expériences de jeunesssssse à base de films de monsssssstres pourris avec les copains en guise d'acteurs, simplement de prendre une caméra et de ssssss'éclater. Même sssssi tout cela est parfois traité maladroitement, le vidéassssste que je sssssuis ne peux y resssster insssssensible.
Un film sans fulgurances visuelles, au ssssscénario bête, mais qui fait un tant sssssoi peu preuve d'originalité et de bienveillance pour me ssssséduire : le petit bonbon filmique (ou le pet cérébral, c'est selon) qu'il me fallait pour conclure en beauté cette belle année de cinéma que fut 2025.