Une lycéenne de 15 ans, élève modèle, cache en fait une autre vie ; elle est prostituée la nuit sur Hollywood Boulevard, et forme un clan très soudé avec ses amies et travestis qui font eux aussi le trottoir. Mais elle va faire face à un tueur en série nécrophile qui s'en prend à d'autres travailleuses du sexe...
Avec une accroche aussi forte que Bonne élève le jour, bonne p... la nuit, on peut se dire que de nos jours, Angel aurait été brulé sur la place publique. Or, il s'agit en fin de compte d'un thriller proche dans l'esprit de ce qu'aurait pu faire Charles Bronson, sauf que là, c'est réellement filmé sur Hollywood Boulevard, avec des plans volés saisissants sur les passants qui hallucinent devant la présence des prostituées, mais aussi que ça confère une certaine ambiance. Ce qui fait que le film marque des points, en plus de la forte présence de Donna Wilkes, pourtant âgée de 22 ans au moment du tournage, mais qui arrive sans peine à passer pour quelqu'un de plus jeune.
L'autre point fort, auquel le sujet aurait pu nous emmener, est de montrer le monde de la prostitution de manière positive, avec ces femmes (et homme, dans le cas d'un travesti) qui sont fortement liées, sans esprit de compétition, et qui ne montre en fin de compte que peu de nudité. C'est d'ailleurs assez ironique de voir que seule l'actrice principale ne sera jamais nue, alors qu'elle traverse des douches à son lycée où ses camarades sont dans le plus simple appareil. Compte tenu de l'époque, et de là où ça se passe, j'ai également pense à Terminator, qui filait aussi Los Angeles de nuit, souvent en caméra cachée.
Je m'attendais à un pu film d'exploitation, et en fin de compte, Angel est une très bonne surprise, pas vraiment graveleux, qui explore les traumas de la jeune femme, sur les raisons qui l'ont poussée à aller sur les trottoirs, et avec des acteurs globalement convaincants.