Ahhhhhhh, ma petite pépite de l'année (au même niveau qu’Amélie et la métaphysique des tubes) : laissez-moi vous présenter Arco !
À part la combinaison arc-en-ciel et le style graphique, je suis arrivé en salle sans vraiment savoir à quoi m’attendre. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que j’ai été saisi.
Le film, d’abord présenté comme une fable onirique, se transforme progressivement sous nos yeux en une histoire porteuse d’enjeux environnementaux forts.
Là où c’est brillant, c’est dans la manière dont la relation entre Iris et Arco symbolise le lien entre la génération future et le présent. Arco arrive d’un futur optimiste et idéalisé, tandis qu’Iris vit dans un présent très proche du nôtre, entourée de technologies, de robots, et de ses parents holographiques, trop pris par leur travail pour être réellement présents à ses côtés.
Le duo fonctionne à merveille : Arco apporte à Iris une vision pleine d’espoir, tandis qu’Iris lui rappelle "d’où il vient" et l’amène à confronter des problématiques qui lui étaient étrangères… mais que nous, spectateurs, connaissons déjà dans notre réalité.
Le film réussit avec mérite l’exploit d’aborder des thèmes lourds avec une grande légèreté, tout en restant parfaitement accessible à un jeune public. Le trio Dougie, Stewie et Frankie apporte d’ailleurs une touche d’humour qui tombe toujours à pic. Gros coup de coeur sur Mikki également, bien qu'il soit un robot, apporte une grande dose d'humanité au film.
Le rythme est bon, faisant varié les enjeux et l'intensité des scène au fil du film, ce qui est appréciable pour ne pas lâcher l'histoire.
La fin, douce-amère, offre une résolution porteuse d’espoir pour l’avenir, mais au prix du sacrifice d’Arco, qui renonce à une grande partie du temps qu’il aurait pu passer avec sa famille. Une famille qui l’a cherché en vain pendant des années et qui est désormais vieillissante, tandis que lui a conservé l’âge qu’il avait lors de sa disparition.
Arco, c’est un film tragiquement beau, qui fait du bien dans une période où tout peut paraître sombre, et qui souffle un vent d’espoir en nous invitant à repenser ensemble un futur plus idéaliste.