J'ai rêvé d'arc-en-ciel, mais d'où j'part tout parait gris | Comment pourrait Marc Dorcel, plaire aux anges du paradis
Dooz Kawa, 2013.
J'ai été frappé que le premier vers soit un si bon pitch pour ce film, et que le second soit tellement tout ce qui manque dans ce film. Mais dans cette critique, je vous pose cette petite citation pour vous rappeler que figurer l'utopie par l'arc-en-ciel, c'est une tradition. Et l'utopie - comme c'est un repère pour faire évoluer la société vers le mieux - ça implique de savoir d'où on part. Et ce film propose bien quelques points (trois) qui n'iraient pas et à améliorer :
1 - Une crise environnementale majeur.
2 - Un rapport au travail problématique.
3 - Un rapport à la technologie, aux machines, pas bon.
Seulement il suffit pas de le mettre en image encore faut-il le comprendre.
(-1) Dans ce film personne n'est responsable de la crise environnementale, donc personne ne sera réticent à vivre autrement.
(-2) Le rapport au travail rend les enfants tristes, il suffit d'arrêter de travailler.
(-3) Les machines ne sont pas ce qu'il faut pour élever un bébé, mais c'est quand même grâce à elles et a leur capacité à accorder de l'importance aux humain (des sentiments?) que le problème du film est résolue. Conclusion : bâtissons un futur sans machines.
En aparté, l'impensé autour des robots est encore plus violent, si on constate que les travaux pénibles, aujourd'hui massivement pris en charge par les immigrés, sont réalisés par des robots , plutôt gentils. Pourquoi vouloir s'en débarrasser sans raison ? Et s'il ne représentent pas les immigrés, qu'est-ce qu'on en a fait. Je rappelle que le Film situe 2075 comme la "pire période de l'humanité" mais les réfugiés climatiques, dans une planète qui brule, y'en a pas...
Bref ce film prétend traiter une question qu'il esquive pour rester le plus gnangnan possible et une critique parle déjà très bien du côté creux de ce film donc je ne m'étendrai pas, allez la lire si vous ne croyez pas qu'il y ait un petit sujet : https://www.senscritique.com/film/arco/critique/330864630