Je peux comprendre l'idée de prendre Christophe Lambert qui était encore bankable à l'époque. Mais le film de Claude Zidi n'était déjà pas très bon en 96-97, il ne l'est pas plus aujourd'hui. Il fait partie de ces cinéastes français ayant connu leur heure de gloire dans les années 70 ou 80 et qui ont sérieusement décliné par la suite comme Gérard Oury ou Philippe de Broca. Et Zidi, réalisateur plutôt médiocre, a mal fini malgré quelques exceptions comme son polar Profil Bas ou le drame Deux.
Car cette romance n'est jamais drôle. Il serait bien sûr vain de comparer Julia Roberts et Josiane Balasko qui ressort son vieux numéro de femme grosse et moche aigrie et Christophe Lambert ses plus beaux ricanements (même si on n'atteint pas ceux de Mortal Kombat). Les routiers fréquentant le resto-route ne sont qu'une bande de beaufs (en même avec de telles pointures de l'humour français comme Jean-Marie Bigard, Jean-Pierre Castaldi ou Martin Lamotte...). Ce Pretty Woman comique réalisé par un vieux briscard de la comédie franchouillarde (il a démarré en faisant tourner Les Charlots) en fin de carrière tient autant la route qu'un film d'Alexandre Arcady. C'est dire.