Ashanti
5.4
Ashanti

Film de Richard Fleischer (1979)

J'ai beau adorer Richard Fleischer, citer des tas de grands films, mais à la fin des années 1970, il était clairement en bout de course. Ici, il réalise un film tiré (parait-il) d'une histoire vraie, à savoir l'enlèvement de femmes pour un trafic d'esclaves. Michael Caine joue ici un médecin de l'OMS, chargé de soigner des populations ghanéennes, accompagnée de sa femme (Beverly Johnson) qui administre également des soins. Bon, tout se passe bien, Michael décide de prendre des photos, quand elle décide d'aller se baigner sur la plage à côté, dans le plus simple appareil, jusque là tout est normal. Sauf qu'une fois sortie de l'eau, avec la nudité qui va bien, elle va être enlevée, et le docteur Caine de poursuivre ses ravisseurs.


Ashanti a été, semble-t-il un cauchemar en coulisses, avec un changement de réalisateur (qui était à l'origine Richard Sarafian, qui a été débarqué alors que le projet était bien avancé), un budget qui a explosé à cause des retards pris avec les hautes températures, les acteurs qui se désistaient les uns à la suite des autres, et ceux qui sont restés, Michael Caine en tête, on été payés des fortunes. D'ailleurs, ce dernier a toujours dit qu'Ashanti a été le pire film de sa carrière (et il en a des navets), et qu'il l'a accepté uniquement pour l'argent, ce qu ia le mérite de la franchise.
Car sinon, comment accepter un film où Michael Caine semble toujours proche des ravisseurs de sa femme, alors que ceux-ci devraient être discrets ? Ou alors quand Beverly Johnson va pouvoir s'échapper dans le désert, son gardien n'arrive pas à la rattraper alors qu'il est en chaussures et que elle est pieds nus dans un endroit plein de pierres ? Ou que la fin soit si foirée, avec le grand méchant, joué par Omar Sharif, le prince responsable de ce trafic, qui disparait comme si de rien n'était ?
Entre ça et la réalisation qui sent la télévision du samedi après-midi, avec aucun effort de mise en scène, sur la chaleur qu'on devrait ressentir, Ashanti passe vraiment pas loin de la catastrophe. Alors, on regarde des acteurs comme William Holden, Peter Ustinov, Rex Harrison, ou même ... Jean-Luc Bideau faire leurs numéros, et on se satisfait du peu de plaisir que procure ce film de Richard Fleischer, dont la dernière grande réussite restera sans nul doute Mandingo, qui parlait lui aussi d'esclavage.

Boubakar
4
Écrit par

Créée

le 7 févr. 2021

Critique lue 495 fois

Boubakar

Écrit par

Critique lue 495 fois

4

D'autres avis sur Ashanti

Ashanti

Ashanti

4

Boubakar

6758 critiques

Ash(i)anti.

J'ai beau adorer Richard Fleischer, citer des tas de grands films, mais à la fin des années 1970, il était clairement en bout de course. Ici, il réalise un film tiré (parait-il) d'une histoire vraie,...

le 7 févr. 2021

Ashanti

Ashanti

6

Fatpooper

14113 critiques

Traque en Afrique

Haaa ces histoires en Afrique. Je n'ai jamais été sur ce continent, mais j'en ai le désir. Il me fascine. Un jour peut-être. Toujours est-il qu'un film d'aventure qui se déroule là-bas, ça m'a...

le 17 mai 2014

Ashanti

Ashanti

5

Teklow13

521 critiques

Critique de Ashanti par Teklow13

Avec son récit où un docteur traverse l’Afrique par le Sahara, du Ghana à l’Egypte, et poursuit un groupe d’esclavagistes qui a kidnappé sa femme ashanti, Fleischer semble vouloir faire une relecture...

le 2 mai 2013

Du même critique

Prey

Prey

3

Boubakar

6758 critiques

Leave Predator alone !

Au XVIIIe siècle, sur le territoire des Comanches, une jeune indienne, Naru, va devoir faire face à une créature inconnue qui a le pouvoir de disparaitre... Le carton de Predator, le film signé John...

le 7 août 2022

Massacre à la tronçonneuse

Massacre à la tronçonneuse

3

Boubakar

6758 critiques

On tronçonne tout...

(Près de) cinquante ans après les évènements du premier Massacre à la tronçonneuse, des jeunes influenceurs reviennent dans la petite ville du Texas qui est désormais considérée comme fantôme afin de...

le 18 févr. 2022

Total recall

Total recall

7

Boubakar

6758 critiques

Arnold Strong.

Longtemps attendues, les mémoires de Arnold Schwarzenegger laissent au bout du compte un sentiment mitigé. Sa vie nous est narrée, de son enfance dans un village modeste en Autriche, en passant par...

le 11 nov. 2012