J'aurai voulu le voir sur scène en direct, mais j'ai du me contenter de la captation. Et au final, je me demande si c'est pas un mal pour un bien.
Non pas que j'ai passé un mauvais moment, mais j'ai trouvé le tout beaucoup moins efficace que ces formats vidéos. Peut-être est-ce dû en partie à la trop grande présence de vidéos justement, venant ponctuer ses interventions, souvent par de courtes musiques, à l'image des montages de ses reportages habituels. Sauf que là, l'interaction avec la scène prend mal. C'est trop mécanique, trop attendu.
Alors attention, encore une fois, tout n'est pas à jeter, on retrouve l'esprit de DCL, mais le fil rouge de l'authenticité semble un peu artificiel pour le coup, juste là pour articuler entre eux des passages sans vrai rapport, passant de son physique ingrat à l'adolescence à sa passion pour les pubs des années 80, puis des passages obligés en référence à ses grands succès sur les RS comme le fameux "Je possède des thunes" à son interview ratée de François Hollande.
Bref, on voit trop la structure imposée pour essayer de venir sur scène sans vouloir totalement faire un one-man traditionnel, ni du stand-up, mais en conservant des éléments rassurants de ce qu'il maitrise et fait son succès par ailleurs, et c'est dommage parce qu'à ce moment là, il aurait peut-être encore mieux valu assumer ce parti pris de ne pas faire le comédien et proposer une sorte de TED X journalistico-humoristique.
Donc au final, sympathique, mais pas marquant et un peu frustrant.