Dans une mise en scène survoltée rappelant le Scorsese de Casino ou Aviator, Damien Chazelle retrace les débuts d’Hollywood des années 20 jusqu'aux années 50.
C'est une ode au cinéma. Pour le spectateur, c'est de pouvoir déguster un film en salles entouré de monde avec qui on peut partager des émotions. Pour un acteur, un réalisateur ou un simple technicien, c'est le plaisir d'être sur un plateau de tournage et de pouvoir participer à une incroyable aventure qu'est celle de concevoir un film.
C'est aussi le lieu de tous les excès. Des fêtes majestueuses où la drogue, l'alcool circulent à flots. Où on chante, danse, baise, bouffe, vomit, défèque dans tous les sens.
C'est l'ère du muet où Jack Conrad, Nellie LaRoy et Manny tentent de tirer leur épingle du jeu. C'est le temps de la gloire, du succès, des paillettes. Le téléphone sonne sans cesse. C'est assez fascinant de les voir au final jouer leur carrière et leur vie en l'espace de quelques années. En effet, l'arrivée du parlant va les rendre dépassé. Ils seront incapables de prendre le progrès en marche et de s'adapter aux nouveaux goûts du public. Au moins, pourrait-on dire, ils auront profité.
Mais qu'importe ces évolutions. En voyant ce tourbillon d'images dans le cinéma, (on démarre de L'Arrivée du train en gare de La Ciotat, Charlot, les péplums, Terminator, les premiers dinosaures numériques de Spielberg pour terminer par Avatar), ce qui reste, c'est le pouvoir d'attraction du septième art. A chaque époque, ce sont d'autres acteurs, d'autres histoires, d'autres aventures, d'autres technologies, ça se renouvelle sans cesse signe qu'il n'est pas prêt de disparaître.