Ca faisait longtemps que j'avais pas mis un. Un c'est violent, c'est brutal. Ça s'mérite, en soit. Et bien, peu de films le méritent tant.
Pourtant, j'suis bon public. Regarder ce pauvre Bourdon, pesant, pénible, soufflant, ça ne m'arrête pas. La misogynie et le racisme ordinaire, je ne suis même pas totalement contre, j'aime laisser une chance au dernier des ratés. Mais là, pour mes yeux brûlants et mon coeur immense, c'était trop. Cette grosse femme de ménage asiatique déguisée en Diams qui crie sans s'arrêter c'était insupportable. Vraiment trop.
Et puis voilà que la femme du gros cadre en a marre de sa vie de merde. Elle veut jouer du violon.Et ça tombe bien, elle a une audition avec le mélomane sadique pervers Pierre Ardity. Et elle, elle est toute candeur, tendresse, elle joue du violon comme on vit sur les nerfs. Elle ne sait pas le piège qui se referme sur elle. Solitude, folie, et même drogue - soyons fous !
Parce que, je vous ai pas dit, elle arrive pas à avoir d'enfants, ou lui. Pourtant ils essayent, c'était l'occasion d'une scène ridicule de plus. Alors elle adopte un chien. Bambou, justement. Et quand elle va partir en tournée mondiale bah c'est ce pauvre Didier qui n'en peut plus de ce film qui va devoir le garder. Et on est parti pour les gags ratés, la voisine qui promène son chien à elle et qui veut lui sauter dessus, l'abandon au Bois de Boulogne, la vieille qui perd la tête et qui dit que c'est son chien. Par contre, le chien est vendu par Eddy Mitchell, ça c'est cool ! Ça aurait pu valoir un deux. Mais non, même pas. Mon pauvre cœur.
J'ai oublié : il y a une dernière intrigue, avec des arabes qui font des braquages et qui dealent des téléphones tombés du camion. J'l'ai regardé en entier.
Ce film a tué ma générosité.
Et ne vous étonnez pas, si ça parle pas de ciné cette critique, le film n'a aucune recherche, ou trouvailles, enfin rien.
En plus c'est de Bourdon, ça me le fiche.