Paradoxalement, bien qu'il soit simple à comprendre ce "Basic Instinct", je considère qu'il n'est pas si aisément accessible. Parce qu'en effet, il serait bien simple de s'arrêter au simple thriller sulfureux. Mais pour moi le film va au-delà de ça. Il arrive à la fin à nous faire douter de quelque-chose dont on était pourtant convaincu au début. Et en cela, le talent de manipulateur de Paul Verhoeven et le charme de Sharon Stone y sont pour beaucoup. Moi en tout cas j'ai été dupé. Comme le personnage central, j'avais envie d'y croire. Le pouvoir de la passion sur la raison : voilà ce que ce chef d’œuvre parvient pour moi à incarner avec brio.