Un film psychologique. Pas une œuvre où le seul intérêt est le plot twist final (coucou shuter island), mais une œuvre qui sait à merveille recomposer des sentiments, des dérives (le sexe violent, la haine qui nourri l’amour et inversement, etc.)
Ce qui est intéressant (outre l’entre-jambe de Sharon Stone), c’est à quel point, même dans cette histoire de meurtre saugrenue et qui semble assez lunaire, on retombe sur nos pattes tant les personnages fonctionnent bien ensemble.
On a ce flic, Curran, qui a clairement un pete au casque, qui tombe amoureux de Tramell, une femme tueuse/fatale, mise en cause dans le meurtre d’un homme dans son lit. Mais cette Tramell représente surtout l’objet de tous les désirs (cf. La scène culte de l’interrogatoire).
Tout ce film est un essai sur les mélanges des passions: entre la haine et le sexe (la relation érotique/juridique entre Curran - le flic - et Tramell - la tueuse) ou encore le collègue de Curran qui est pris entre la jalousie et l’envie de protéger son pote de cette femme dangereuse, qui tuent les gens qui l’entourent.
La psychologie des personnages est réellement intéressante. Curran ne sait plus qui croire dans tout ce mikmak entre la psy (la fille avec qui il couche et qui l’a protégé dans son dossier psy), qui lui dit que Tramell est folle, et Tramell, qui le manipule en couchant avec. Curran concrètement pense avec sa bite. Évidemment il a envie d’écouter la psy, mais elle l’excite clairement moins que Tramell, et ça au grand malheur de la psy, puisqu’il la tuera.
Et c’est ça surtout qui est vrai - et donc beau -, c’est à quel point l’homme est capable d’écouter ses instincts sexuels les plus bas (ou les plus hauts? Nieztsche n’a-t-il pas dis : « le degré et la nature de la sexualité d’un être humain s’étendent jusqu’au sommet ultime de son esprit. »?).
Bref, un film qui parle des confessions sur l’oreiller.