Sur un ton d’enquête policière, ce film est une démonstration de la suprématie de la femme fatale, belle, intelligente, mystérieuse, sur l’homme.
En effet, le personnage principal se laisse manipuler tout du long par ces belles créatures, jusqu’à en reprendre leurs répliques ou encore à retomber dans ses vices (tabac, alcool) par simple tentation.
Si le film maintien un bon rythme, une tension et un esthétisme certain, tout est trop prévisible et avant tout pervers et dérangeant.
En effet, on assiste tout de même à une série de clichés grossiers : les deux seules femmes du casting passent plus de temps nues qu’habillées, l’homme a besoin de sa voiture pour se sentir viril, le personnage lesbien est totalement stéréotypé…
De manière générale, personne n’en sort grandi et l’image de la femme en prend quand même un sacré coup : quelque soit leur beauté et intelligence, une femme est d’abord un objet sexuel.
En bref, derrière un scénario pseudo intellectuel, derrière ce que certains appellent du génie, on retrouve surtout à mon sens de quoi faire baver tous les ados pré pubères et légitimer des fantasmes masculinistes.
En synthèse, visionné pour la première fois en 2024, je suis totalement passée à côté du « génie d’un phénomène des années 1990 ». Pour moi, ce film ne survit pas aux années, tant dans les enjeux sociétaux que dans son scénario.