Ici commence la dégringolade. Ou comment enterrer une saga par le support-même du téléfilm qui, par ses plus faibles coûts et son écoulement massif, sonne le glas de la qualité cinématographique. Rien, sinon si peu à sauver ! Le chien est bien, oui. Mais les acteurs, non. La famille originale cède sa place à une tripotée d’amateurs qui ne délivrent aucune alchimie ni vivre-ensemble. L’apport thématique s’avère ici nul, tant l’avalanche de gags assez navrant ne débouche que sur du grand n’importe quoi. Beethoven 3 est symptomatique d’une manière de construire le récit par strates successives, les unes n’ayant aucune incidence sur les autres. Empilement, compilation, entassement, tout cela vaut pour qualifier la structure de ce blasphème qui engendra néanmoins bon nombre d’avortons d’une valeur similaire.