A l'époque j'ai découvert Luis Buñuel grâce au ciné-club.
Et oui il n'y avait pas 25000 chaînes de télévision, et je profitais de ce ciné-club pour découvrir des classiques du cinéma.
Probablement que ça a contribué à me donner le virus du 7eme art.
Je reviens à Buñuel avec un cinéma très à part.
Mais ce Belle de jour est loin d'être le plus intéressant et le plus inattendu de ses films.
Inspiré du roman de Joseph Kessel, le film nous raconte l'histoire d'une femme bourgeoise qui un jour décide de franchir le pas de ce qu'on appelait à l'époque les maisons de passes.
Catherine Deneuve avec ce rôle de Belle de jour ne me convainc pas plus que dans tout ses films.
Je ne suis décidément pas un très grand fan.
Catherine Deneuve est Catherine Deneuve, et je pense que même si elle joue le rôle d'une femme avec des principes qui découvre un univers interdit pour elle, surtout dans son monde.
Au fur et à mesure Séverine devient donc cette fameuse Belle de jour mais reste Séverine les autres jours avec son mari qu'elle aime.
Entre demandes originales et bizarres, elle découvre un monde qui n'est pas qu'un monde de sexe.
Non juste un monde ou certains essaye de réaliser leur fantasme.
La réalisation de Buñuel est extrêmement lente, et ce mélange entre fantasme et délire parfois masochiste ne m'a pas plus emmené que cela.
Le réalisateur espagnol m'ayant plutôt convaincu dans des films chocs comme "los olvidados" ou des films ou il sa critique de la société bourgeoise est tintée de cynisme comme dans le charme discret de la bourgeoisie.
Un mal fou donc à rester dans l'histoire, et là encore le jeu de Catherine Deneuve ne me bluffe pas plus que cela.
Donc un Belle de jour que je préfère regarder de nuit, au cas où.